bleumarie

dimanche 1 novembre 2009

Femme à la fenêtre, perspective depuis un fauteuil . . .

Photographie de Jacob Bro Knudsen

Chers amis lecteurs et rédacteurs,

Impossible de commencer un article sans vous remercier encore et encore pour votre fidélité. Mon blog survit en ce moment grâce à vous. Je suis donc venue vous voir,et toujours à demi coincée dans mon placard !
Aussi, pardonnez-moi si je fais des articles plus courts, moins fouillés qu'en temps "normal".
Il y a si longtemps que je ne vous ai pas parlé d'une femme à la fenêtre ...
Il faut dire que depuis mon fauteuil roulant ou depuis mon lit, le paysage qui se révèle à ma fenêtre est plutôt incomplet.
Mais je suis heureuse d'avoir la possibilité de regarder le ciel et les montagnes... et d'avoir une "perspective ascendante" plutôt que "descendante". C'est bien meilleur pour le moral !

Voici tout d'abord l'endroit où je suis depuis le 16 septembre. Vous aurez une idée plus précise de "ma" fenêtre et son paysage.

Voilà, le grand bâtiment est le centre de rééducation. De ma fenêtre, je vois le pont, la montagne. Et ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que j'ai une seconde fenêtre.
Quelle chance n'est ce pas quand on connaît ma passion pour les fenêtres !
De la seconde fenêtre, j'aperçois en fait ce qui est à gauche de la photo. Un défilé montagneux, une route qui s'enfuit vers l'encore plus haut, vers des cimes qui seront bientôt enneigées.
Quand je suis assise sur mon lit, c'est cela que je vois. Et le soir, le ciel s'embrase de couleurs changeantes et s'enfonce rapidement vers la nuit.
C'est superbe. Tout cela rend moins difficile mon immobilisation, me distrait quand la douleur pointe le bout de son nez.
J'ai fait de ma chambre mon petit territoire pour quelques mois. Mes deux fenêtres qui ne me montrent que leur partie haute sont comme des petites lucarnes ouvertes sur mes rêves. Si j'étais un oiseau et que je voulais m'envoler très haut dans le ciel, c'est du rebord d'une de ces fenêtres que je le ferais.


Ces deux fenêtres complices m'offrent en fait ce qu'elles ont de plus beau. De quoi alimenter mon imagination... Elles s'offrent mais elles se refusent aussi à moi puisque je ne vois rien de la partie inférieure. Mais cela entretient le désir et l'imagination.
Portez-vous bien. Soyez heureux. Merci encore de venir sur mon blog, et merci à mes deux rédacteurs de faire de si beaux articles. Les photos, les mots choisis me vont droit au cœur, tout comme vos commentaires.
A bientôt !
Photographie de Ransford Pyle