vendredi 9 mars 2012
Et les saisons passèrent, et de l'eau coula sous les ponts ...
Plus tout à fait la même, pas tout à fait une autre et pourtant !
Je n'ai pas changé d'avis sur ma dernière demeure ni sur toutes les choses écrites sur le ton de la confidence tout au long de ce blog.
Mais c'est ma vie qui a changé. Et ma perception du Monde s'en trouve forcément modifiée.
Tout d'abord, laissez moi remercier mon ami GeOgre qui m'a écrit des commentaires réguliers sans jamais douter, sans jamais se lasser. Mais je ne répondais pas car je n'étais pas informée que des messages étaient encore déposés sur ce blog que je croyais mort et oublié.
J'ai découvert par hasard que, sous mon dernier article en avril 2011, il y avait de nombreux commentaires dont je n'ai pris connaissance que ce soir !
Ainsi donc j'ai décidé de recommencer à alimenter mon Monde bleu.
J'ai tant de choses à vous raconter.
Mais je ne le ferai pas ce soir. Je vous offre simplement quelques-unes des photos prises durant ces derniers onze mois où je n'ai pas écrit.
Et peu à peu, je vous expliquerai comment ma vie a changé.
Merci pour ceux qui, à l'instar de GeOgre, sont venus visiter ce blog que j'avais lâchement abandonné avec un article qui sonnait un peu comme un glas.
J'espère ne jamais vous décevoir.
Prenez soin de vous.
Quant à moi, je sais que 2012 sera à la fois bleue et blues.
dimanche 13 décembre 2009
Dans 150 ans . . .
Je sais que je ne devrais pas vous écrire quand je suis un peu dans le bleu blues comme aujourd'hui. Mais je voudrais tout de même partager avec vous cette chanson que j'aime tant.
J'écoute beaucoup mon MP3 ici. Je m'isole davantage encore, une petite bulle de musique dans la bulle qui est ma chambre et mon univers depuis trois mois.
C'est amusant, mon MP3 est tout petit, mais j'ai choisi des écouteurs énormes, matelassés, et je n'entends plus rien de ce qui se passe autour de moi !
Mais au moins la qualité musicale est excellente, et souvent je m'endors, bercée par les chansons qui défilent dans mes écouteurs...
A bientôt.
Et dans 150 ans
par Raphaël
(Album: Caravane)
Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De ta première ride, de nos mauvais choix,
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,
Des types qui votent les lois là bas au gouvernement,
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,
Du temps qui avance, de la mélancolie,
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,
Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,
Alors souris.
Dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,
De ce que t'étais belle, et des rives arrachées,
Des années sans sommeil, 100 millions de femmes et
Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer,
De la course solennelle qui condamne sans ciller,
Alors souris.
Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus
A ce qu'on a aimé, à ce qu'on a perdu,
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues !
Finir tous dans la terre, mon dieu ! Quelle déconvenue.
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,
Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,
Il leur restera rien de nous, pas plus que d'eux,
J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu,
Alors souris.
Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,
On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix,
Dans ce bal des classés, encore je vois large,
P't'être qu'on sera repassés dans un très proche, un naufrage,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais que veux-tu ?...

Photographie de Mishu Vass

