bleumarie
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mercredi 13 mars 2013

Et in terra pax hominibus


J'ai choisi ce titre car en regardant cette photo, j'ai immédiatement pensé au "Et in terra pax hominibus" de Vivaldi.
C'est une musique que j'aime par-dessus tout et que j'ai eu l'occasion de chanter quand je faisais partie d'une chorale de musique classique.
Même si je ne suis pas croyante, cela ne m'empêche pas d'imaginer un Monde où tous les hommes de bonne volonté pourraient vivre en paix.

En voici les paroles :

Et in terra pax hominibus,
Et in terra pax hominibus
Bonae, bonae voluntatis, pax hominibus
Bonae voluntatis, bonae voluntatis
Et in terra pax hominibus,
Et in terra pax,
Et in terra pax hominibus,
Pax hominibus bonae voluntatis,
Et in terra pax hominibus bonae voluntatis,
Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.


mardi 26 février 2013

Deux oiseaux dans un ciel pastel

Les cadeaux offerts chaque jour par le lever du soleil sont toujours différents et inestimables.
Cela vaut vraiment la peine de se lever tôt...

jeudi 31 janvier 2013

Les voltigeurs

Les voltigeurs

Un lever de soleil exceptionnel, deux oiseaux qui s'amusent à se pourchasser et à inventer des voltiges qui feraient pâlir d'envie la patrouille de France, ce sont les meilleurs ingrédients pour réussir une photo.
Mais je n'ai pas eu grand chose à faire... Simplement appuyer sur le déclencheur au moment opportun. Mais pour cela, il faut aussi une bonne dose de chance car je ne me doutais pas que les oiseaux farceurs m'offriraient un si bel échantillon de leur talent !...
Bref, pour faire des jolies photos, il faut accepter de s'en remettre aussi à la chance. La technique ne fait pas tout.

mardi 4 décembre 2012

Que le ciel me vienne en aide ...



Brindille cassée

Depuis quelques mois, la poisse me colle de nouveau à la peau.
Quelques "discordances" avec la boîte américaine pour laquelle je faisais des photos de locations de vacances (Airbnb pour ne pas les nommer, et qu'ils aillent au diable !) ont fait que notre collaboration a cessé.
Sur le coup, cela a été un choc. Et puis j'ai tenté de p.o.s.i.t.i.v.e.r !
Ils m'obligeaient à faire des photos complètement surexposées, baignées par la lumière qui - à mon humble avis - écrase totalement les reliefs.
Et puis j'étais payée avec un lance-pierre. Cinquante euros la séance + une misère pour les frais kilométriques. Pour calculer la distance que je devais parcourir, ils prenaient la mesure d'un point à un autre comme si j'étais un oiseau !
Quand je faisais 40 kilomètres de petites routes sinueuses, cela devenait 20 kilomètres à vol d'oiseau. Bon, je ne vais pas cracher dans la soupe car j'étais contente d'avoir ce job. Et puis cela me permettait de ne pas m'isoler davantage en restant dans ma "tanière".
Cela me fatiguait beaucoup, c'est sûr, mais c'était une motivation.
                                   
Branchages


Les vacances à Sainte-Marie sont arrivées. C'est le moment qui me fait tenir bon le reste de l'année, qui m'aide à faire face aux galères.
Je me ressource, je médite, je tente de faire le point sur ma vie.
Là-bas, à Sainte-Marie (dans les Pyrénées-Orientales), je me sens vivante. Et tellement bien ! En osmose avec la mer qui s'offre à moi.

Dernières feuilles

Puis, vient septembre. C'est toujours un virage difficile à négocier pour moi.
Ce mois là, c'est la rentrée des classes.
Je pense à toutes les rentrées que j'ai faites en tant qu'institutrice. Cette effervescence qui me prenait, les cauchemars qui me hantaient deux ou trois jours avant la rentrée, où je me voyais dans une classe avec une bande de gamins déchainés que je parvenais pas à maîtriser !
Oui, il faut le savoir, il n'y a pas que les élèves qui sont stressés avant la rentrée... il y a aussi une grande majorité d'enseignants ! Dites-le à vos enfants, cela les aidera peut-être à dédramatiser ce jour à la fois attendu et craint.

Fleur nuage

Et puis très vite, l'entrée dans la "morne" saison. Octobre, novembre... Le changement d'heure...
Je suis sortie quelques fois pour des "virées photo", seule ou avec un groupe de Flickr (le site où sont exposées mes photos ).
Mais à chaque fois, je ne sais pas être raisonnable. Et je rentre, fourbue, avec 600 à 900 photos dans mon appareil. Mais comme je suis comblée !
Même si je paie, à chaque fois, un lourd tribut à la douleur.
Mon corps souffre d'avoir marché, d'être resté longtemps debout, d'avoir tenu l'appareil photo dans des positions parfois acrobatiques !

Tramontane

Cependant, même si le mental est là, le corps fait parfois défaut. Je me dirige vers une nouvelle opération, de l'épaule cette fois-ci.
Pour ceux qui me connaissent, ils savent ce que j'ai vécu depuis dix années. : opération sur opération, morphine chaque jour pour calmer les douleurs etc.

Ciel et branches

Oui mais voilà, j'ai le virus de la photo chevillé au corps. Mais puisque je ne peux plus sortir, comment faire ?
Et c'est maintenant que vous avez l'explication du titre de cet article : "Que le ciel me vienne en aide...". Je ne suis pas croyante. Mais depuis chez moi, tous les jours, je peux admirer le lever et le coucher du soleil.
Et le ciel s'illumine ou s'éteint chaque matin et chaque soir d'une façon différente. J'ai donc commencé à faire des photos depuis chez moi.
J'ai de la chance, tout autour, il y a des arbres ! Et puis j'ai un bon zoom.
Depuis mon balcon, ou depuis la petite fenêtre de ma salle de bain, je suis bien placée pour admirer... et photographier ce ciel qui me fascine.
On se console comme on peut. Mais en tout cas, moi, je suis contente de pouvoir continuer à faire des photos. Mon article est parsemé de clichés qui ont été pris depuis chez moi. Je remercie donc le ciel d'être si beau, de m'offrir tant de couleurs différentes, des nuages aux formes étonnantes, une luminosité changeante, bref un spectacle permanent et changeant.
Et merci aussi à ceux qui me lisent et qui regardent mes photos.

Balayage céleste


Strates

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Tout le contenu de ce texte, écriture et photos, ne doivent pas être reproduits sous quelque forme que ce soit, sans mon autorisation écrite.
Merci.

vendredi 9 mars 2012

Et les saisons passèrent, et de l'eau coula sous les ponts ...

... beaucoup de choses changèrent mais presque un an après, j'étais à nouveau là.
Plus tout à fait la même, pas tout à fait une autre et pourtant !
Je n'ai pas changé d'avis sur ma dernière demeure ni sur toutes les choses écrites sur le ton de la confidence tout au long de ce blog.
Mais c'est ma vie qui a changé. Et ma perception du Monde s'en trouve forcément modifiée.


Tout d'abord, laissez moi remercier mon ami GeOgre qui m'a écrit des commentaires réguliers sans jamais douter, sans jamais se lasser. Mais je ne répondais pas car je n'étais pas informée que des messages étaient encore déposés sur ce blog que je croyais mort et oublié.


J'ai découvert par hasard que, sous mon dernier article en avril 2011, il y avait de nombreux commentaires dont je n'ai pris connaissance que ce soir !
Ainsi donc j'ai décidé de recommencer à alimenter mon Monde bleu.

J'ai tant de choses à vous raconter.

Mais je ne le ferai pas ce soir. Je vous offre simplement quelques-unes des photos prises durant ces derniers onze mois où je n'ai pas écrit.
Et peu à peu, je vous expliquerai comment ma vie a changé.
Merci pour ceux qui, à l'instar de GeOgre, sont venus visiter ce blog que j'avais lâchement abandonné avec un article qui sonnait un peu comme un glas.
J'espère ne jamais vous décevoir.
Prenez soin de vous.



 
Quant à moi, je sais que 2012 sera à la fois bleue et blues.

samedi 11 juillet 2009

Histoire d'Aubes ...






Cinquième nuit blanche.
Marathon corrections copies.
Objectif VACANCES !
Je ne sais pas comment je tiens, mais je tiens !
Je veux finir ce vendredi
et puis rester zen ce week-end.
Surtout pas la plage. Pas déjà, trop de monde !
Lundi, la plage et surtout l'esprit libre.
Ce matin, je me demande
si la Dame asiatique est toujours là.
Je suis la seule à la voir, mais j'y crois !
Ma lointaine ancêtre peut-être me salue
depuis le Levant, sa patrie ?
Oui, c'est véridique.
Mon arrière arrière grand-mère était asiatique.
C'est donc elle que je vois.
Plus aucun doute là-dessus.

L'Aube est très différente ce matin.
D'abord un peu grise, mine fatiguée
au sortir de la nuit.
Comme on peut l'être à 5 heures du mat,
sortant de discothèque,
les oreilles bourdonnantes.
Aveuglée par la lueur blafarde du matin.
Titubant sur le bitume gris du parking.
Hier soir envahi par des centaines de véhicules.
Et au petit matin,
jonché par des mégots de cigarettes,
et des capotes usagées
dans les coins les plus discrets.
Souvenirs tristes d'amours avortés,
de rencontres d'ivresse,
sitôt consommées, sitôt oubliées.

Mais l'Aube change vite, elle revêt maintenant
sa tenue de flamenco.
Robe rouge, mantille noire, regard de feu.
C'est l'Aube que j'ai surprise devant son miroir
le tube de rouge à lèvres dans la main,
prête à s'enflammer, belle à se damner !

La Belle est déjà partie,
voici l'Aube que je préfère.
L'Aube Layette.
Bleu pastel et rose tendre.
C'est elle qui me touche,
qui me prend aux tripes.
Qui remue en moi mes plus beaux souvenirs.
Comme mes bébés qui bougeaient
lovés dans la chaleur de mon ventre.

Et puis voilà, les Aubes sont parties.
Aube de cendres
Aube de feu
Aube tendre.

Cinq nuits blanches pour enfin la Perfection.
La Sainte Trinité des Aubes
m'a visitée ce matin.
Je l'avais bien méritée.
Merci, c'était divin...

Photos et texte Marie B.





mercredi 8 juillet 2009

Un matin comme les autres ... quoique ...

Quelque chose se passe, dehors,
qui m'appelle et me presse.



Après une nuit blanche passée à corriger mes "fameuses" copies (voir un des articles précédents), je vois enfin l'aube, moment unique et fragile, fugace mais éternel ...
Je suis ravie d'avoir une raison de me lever de mon fauteuil de bureau, et d'aller voir le soleil qui se lève aussi (de meilleure humeur que moi).
Elle est si belle cette aube d'été que je décide de la photographier.
Je prends plusieurs clichés et quand je les regarde sur mon ordinateur,
je vois le visage - de face - d'une femme asiatique se dessinant entre les branches des arbres.

Voyez-vous ce que je vois ?

La Dame est là.
On voit sa silhouette entre les branches.
Un sein se dessine un peu sur la droite
tandis qu'à gauche,
on pourrait croire qu'elle lève son bras,
une serviette de bain sur l'épaule,
peut-être se coiffe t'elle ?
On la voit jusqu'à la taille.
Elle doit sortir de sa douche
et se faire belle pour cette journée
d'été qui commence ...

On la voit ici de près,
sur le ciel qui se pare de chaudes couleurs.
On aperçoit bien ses yeux en amande,
ses yeux de chat.
Une mèche de cheveux rebelle
couvre un peu son oeil, à gauche.
Un sein se profile, à droite.

La Dame est toujours là quelques minutes plus tard.
Le ciel s'éclaircit pour elle.
On voit un peu mieux le haut de sa tête,
... et toujours cette mèche rebelle
sur laquelle elle doit souffler, par moment,
un peu agacée de ne pouvoir la dompter.

Photos et texte Marie B.