bleumarie
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vendredi 20 juin 2014



L'enfant que j'étais
(auteure et interprète Jeanne Moreau)

L'enfant que j'étais me tourmente
Elle est gentille, elle est charmante
Mais je la trouve trop présente
Elle me traite sans égard
Elle m'obsède, elle m'égare
Et transparaît dans mes regards

L'enfant que j'étais est méchante
Pieds joints dans mon cœur, elle se plante
Elle réclame, elle est violente
Comment pourras-tu l'apaiser ?
Toujours, elle se sent lésée
Et veut bien plus que des baisers
Ha ha ha ha
Ha ha ha ha

L'enfant en moi est désarmante
Elle veut être plus qu'une amante
Et l'idée de la mort la hante
Je voudrais pouvoir l'endormir
Ou peut-être la faire sourire
Exaucer un de ses désirs

Cette enfant trop souvent se plaint
Qui donc la prendra par la main
Et lui parlera de demain ?
Je ne puis m'en débarrasser
Car elle attend, jamais lassée
Obstinément, les yeux baissés
Ha ha ha ha
Ha ha ha ha

Cette enfant vivrait au soleil
Rêverait au bruit des abeilles
Les doigts égrenant des groseilles
Elle n'aime que le bruit de l'eau
Le goût de l'amour sur sa peau
Elle ne reçoit que les cadeaux

Cette enfant est vraiment démente
Elle se plaint et se lamente
Souvent, je hais cette mendiante
Elle ignore le parfum des fleurs
Ne reconnaît plus les couleurs
Confond le rire avec les pleurs
Ô douce enfant
Laisse-moi vivre !


Je ne suis pas fan de Jeanne Moreau mais la justesse des paroles de cette chanson me vont droit au coeur.
Je m'y reconnais et je pense que cette chanson peut être universelle car chacun peut effectivement s'y reconnaître.

Chacun a, au fond de lui, un peu de l'enfant qu'il ou qu'elle a été. Un peu de son bonheur aussi mais également de ses souffrances.
Que seraient nos vies sans la nostalgie de ces années d'innocence ?

mardi 28 janvier 2014

Article du 8 janvier 2014 sur le journal l'Indépendant

Article du journal l'Indépendant du 8 janvier 2014





Voilà, même si l'article n'est pas parfait,(il y a de nombreuses inexactitudes ou contre-sens et la journaliste a omis de dire que je pouvais faire de la restauration de photographies anciennes et de donner mon adresse mail pour que l'on puisse me contacter), ça fait quand même plaisir...

lundi 30 décembre 2013

mardi 12 mars 2013

Chemin de terre inondé

Il a beaucoup plu dans le département des Pyrénées-Orientales en ce début du mois de mars.
Fait rare, l'alerte rouge a même été déclenchée. Alerte aux crues qui n'a pas empêchée une femme de mourir noyée. Elle est passée, malgré un panneau d'interdiction, avec sa voiture dans un passage à gué.
Je connais bien ce passage. La plupart du temps, il n'y a jamais d'eau. Il suffit d'une fois... On se dit qu'on est pressé, que ce serait bête de perdre dix minutes à faire le tour au lieu de prendre ce raccourci... on se dit que ce n'est pas dangereux, qu'en voiture on ne risque rien...
Et puis on y va, malgré le panneau d'interdiction.
Mais la Nature est redoutable quand elle se déchaîne. La force du courant ne lui a laissé aucune chance.
Oui, on peut vraiment mourir bêtement.

J'ai pris cette photo quelques jours après les inondations, dans un parc superbe à quelques kilomètres de chez moi.
Il faisait un temps magnifique, le ciel était d'un bleu incroyable. Dans cette partie du parc, il y avait beaucoup d'endroits où l'eau stagnait. Ici, c'est un peu magique car l'eau reflète à la fois les arbres et le ciel mais elle laisse apercevoir le chemin de terre en dessous. Cela donne cette couleur dorée que je trouve très belle.
Et il y avait aussi un banc, qui se retrouvait seul entouré d'eau... Une sorte de banc-île quelque part... L'imagination dans ces cas là peut aller bien loin.

mardi 26 février 2013

Deux oiseaux dans un ciel pastel

Les cadeaux offerts chaque jour par le lever du soleil sont toujours différents et inestimables.
Cela vaut vraiment la peine de se lever tôt...

jeudi 31 janvier 2013

Les voltigeurs

Les voltigeurs

Un lever de soleil exceptionnel, deux oiseaux qui s'amusent à se pourchasser et à inventer des voltiges qui feraient pâlir d'envie la patrouille de France, ce sont les meilleurs ingrédients pour réussir une photo.
Mais je n'ai pas eu grand chose à faire... Simplement appuyer sur le déclencheur au moment opportun. Mais pour cela, il faut aussi une bonne dose de chance car je ne me doutais pas que les oiseaux farceurs m'offriraient un si bel échantillon de leur talent !...
Bref, pour faire des jolies photos, il faut accepter de s'en remettre aussi à la chance. La technique ne fait pas tout.

mardi 11 décembre 2012

Bleu au-dessus des arbres

Bleu au-dessus des arbres
















 Encore un "cadeau du ciel" que j'ai plaisir à partager avec vous.

mardi 4 décembre 2012

Que le ciel me vienne en aide ...



Brindille cassée

Depuis quelques mois, la poisse me colle de nouveau à la peau.
Quelques "discordances" avec la boîte américaine pour laquelle je faisais des photos de locations de vacances (Airbnb pour ne pas les nommer, et qu'ils aillent au diable !) ont fait que notre collaboration a cessé.
Sur le coup, cela a été un choc. Et puis j'ai tenté de p.o.s.i.t.i.v.e.r !
Ils m'obligeaient à faire des photos complètement surexposées, baignées par la lumière qui - à mon humble avis - écrase totalement les reliefs.
Et puis j'étais payée avec un lance-pierre. Cinquante euros la séance + une misère pour les frais kilométriques. Pour calculer la distance que je devais parcourir, ils prenaient la mesure d'un point à un autre comme si j'étais un oiseau !
Quand je faisais 40 kilomètres de petites routes sinueuses, cela devenait 20 kilomètres à vol d'oiseau. Bon, je ne vais pas cracher dans la soupe car j'étais contente d'avoir ce job. Et puis cela me permettait de ne pas m'isoler davantage en restant dans ma "tanière".
Cela me fatiguait beaucoup, c'est sûr, mais c'était une motivation.
                                   
Branchages


Les vacances à Sainte-Marie sont arrivées. C'est le moment qui me fait tenir bon le reste de l'année, qui m'aide à faire face aux galères.
Je me ressource, je médite, je tente de faire le point sur ma vie.
Là-bas, à Sainte-Marie (dans les Pyrénées-Orientales), je me sens vivante. Et tellement bien ! En osmose avec la mer qui s'offre à moi.

Dernières feuilles

Puis, vient septembre. C'est toujours un virage difficile à négocier pour moi.
Ce mois là, c'est la rentrée des classes.
Je pense à toutes les rentrées que j'ai faites en tant qu'institutrice. Cette effervescence qui me prenait, les cauchemars qui me hantaient deux ou trois jours avant la rentrée, où je me voyais dans une classe avec une bande de gamins déchainés que je parvenais pas à maîtriser !
Oui, il faut le savoir, il n'y a pas que les élèves qui sont stressés avant la rentrée... il y a aussi une grande majorité d'enseignants ! Dites-le à vos enfants, cela les aidera peut-être à dédramatiser ce jour à la fois attendu et craint.

Fleur nuage

Et puis très vite, l'entrée dans la "morne" saison. Octobre, novembre... Le changement d'heure...
Je suis sortie quelques fois pour des "virées photo", seule ou avec un groupe de Flickr (le site où sont exposées mes photos ).
Mais à chaque fois, je ne sais pas être raisonnable. Et je rentre, fourbue, avec 600 à 900 photos dans mon appareil. Mais comme je suis comblée !
Même si je paie, à chaque fois, un lourd tribut à la douleur.
Mon corps souffre d'avoir marché, d'être resté longtemps debout, d'avoir tenu l'appareil photo dans des positions parfois acrobatiques !

Tramontane

Cependant, même si le mental est là, le corps fait parfois défaut. Je me dirige vers une nouvelle opération, de l'épaule cette fois-ci.
Pour ceux qui me connaissent, ils savent ce que j'ai vécu depuis dix années. : opération sur opération, morphine chaque jour pour calmer les douleurs etc.

Ciel et branches

Oui mais voilà, j'ai le virus de la photo chevillé au corps. Mais puisque je ne peux plus sortir, comment faire ?
Et c'est maintenant que vous avez l'explication du titre de cet article : "Que le ciel me vienne en aide...". Je ne suis pas croyante. Mais depuis chez moi, tous les jours, je peux admirer le lever et le coucher du soleil.
Et le ciel s'illumine ou s'éteint chaque matin et chaque soir d'une façon différente. J'ai donc commencé à faire des photos depuis chez moi.
J'ai de la chance, tout autour, il y a des arbres ! Et puis j'ai un bon zoom.
Depuis mon balcon, ou depuis la petite fenêtre de ma salle de bain, je suis bien placée pour admirer... et photographier ce ciel qui me fascine.
On se console comme on peut. Mais en tout cas, moi, je suis contente de pouvoir continuer à faire des photos. Mon article est parsemé de clichés qui ont été pris depuis chez moi. Je remercie donc le ciel d'être si beau, de m'offrir tant de couleurs différentes, des nuages aux formes étonnantes, une luminosité changeante, bref un spectacle permanent et changeant.
Et merci aussi à ceux qui me lisent et qui regardent mes photos.

Balayage céleste


Strates

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Tout le contenu de ce texte, écriture et photos, ne doivent pas être reproduits sous quelque forme que ce soit, sans mon autorisation écrite.
Merci.

jeudi 17 mai 2012

Retour vers le passé : suite et fin

Mamie catalane devant chez elle (ça ne s'invente pas !)

Pour résumer mes propos du premier chapitre, après une mise en invalidité et une "traversée du désert", je me retrouvais avec un début de manuscrit terriblement banal et mal écrit que je devais corriger. Officieusement, la maison d'édition m'avait également demandé de reformuler des passages entiers bourrés de contradictions, de fautes de syntaxe, de grammaire et de répétitions...






















J'ai pris ce boulot très à coeur même si j'avais l'impression d'avoir entre les mains une (trop) longue dissertation écrite par un élève médiocre de CM2.

Comme on ne s'improvise pas correctrice de manuscrit, j'avais acheté plusieurs petits bouquins indiquant les règles principales de typographie.
C'est beaucoup plus complexe que l'on croit. Ce n'est pas comme une copie d'élève que l'on annote en rouge...
Enfin bref, je me suis lancée à fond dans cette correction en réécrivant les deux tiers du texte.

Quand j'ai eu terminé cet "essai", je l'ai renvoyé à la maison d'édition et j'ai attendu impatiemment leurs commentaires.
Ils étaient très contents. Et pour cause, je venais de leur corriger une centaine de pages gratuitement (puisque c'était pour me tester) et pratiquement de réécrire la totalité du texte.
La maison d'édition a donc accepté que je corrige la totalité du "bouquin" (difficile d'appeler ça un bouquin...) mais m'a demandée de me déclarer auto-entrepreneur.
J'étais d'accord, à condition d'avoir la certitude que j'allais devenir une de leur correctrice attitrée. Mais ils ont refusé en m'expliquant qu'ils avaient déjà des correcteurs et qu'il leur était impossible de me garantir quoi que ce soit.
Pour faire court, j'ai donc corrigé cette centaine de pages, acheté des bouquins spécialisés et tout cela pour rien ! Ils n'ont même pas voulu me rembourser les frais de port pour l'envoi du manuscrit corrigé !
Quelle désillusion !!!

Mais il n'était pas question de me laisser abattre. Même si les problèmes de santé ne me laissaient aucun répit, je ne voulais pas accepter d'être mise à la retraite à moins de 50 ans. Sans compter que financièrement, vivre avec 1000 euros par mois quand on a des enfants qui continuent leurs études, c'est impossible !

Homme seul à Céret






















Et puis j'ai trouvé un site sur internet, alors que j'intensifiais mes recherches pour trouver un vrai boulot de lectrice/correctrice.
Il s'agissait d'écrire des textes à la commande, sur tous les sujets possibles et imaginables !
Pour s'inscrire sur ce site, j'ai passé un test d'écriture sur un sujet imposé. Les auteurs étaient "notés" de 2 à 4 étoiles.
2 étoiles pour un auteur de niveau moyen.
3 étoiles pour un auteur de bon niveau.
4 étoiles pour un très bon auteur.
(Il existe aussi 5 étoiles mais même un écrivain confirmé ne peut obtenir 5 étoiles lors du test de sélection. Il faut faire ses preuves sur le site).

Thuir






















J'ai eu la chance de pouvoir choisir un sujet qui me passionnait : mon village et tout ce qui fait son charme.
Je vous livre ici ce texte :

" Thuir est un joli village des Pyrénées Orientales, idéalement situé dans la plaine du Roussillon, entre mer et montagne.
Cette cité est un haut lieu de tourisme par la présence des caves Cusenier où l'on fabrique le fameux Byrrh depuis 1827. Il faut souligner que l'on y trouve la plus grande cuve en chêne du monde. Elle mesure dix mètres de hauteur ! Elle contient bien évidemment du Byrrh, ce vin doux naturel réputé, qui est sans doute moins consommé et connu de nos jours, mais qui a été très apprécié au 19ème et ceci jusqu'au milieu du 20ème siècle.
Mais il serait dommage de résumer Thuir à cette attraction certes impressionnante, mais qui ferait presque oublier le charme du village.
A l'entrée de Thuir, se trouve une très jolie chapelle, construite lorsque la peste noire frappa les habitants au Moyen-Âge. Cette petite chapelle fût alors érigée par les croyants pour demander à Dieu de bien vouloir les épargner. Elle se trouve un peu en retrait du village.
Une grande et massive église est située, par contre, dans le coeur du vieux Thuir. Ce n'est pas tant l'architecture extérieure qui attire le regard mais plutôt ce que l'on trouve entre ses murs. En effet, à l'intérieur de l'église Notre-Dame de la Victoire, on découvre un retable dans le pur style baroque et surtout la sculpture d'une vierge noire (elle est en plomb) qui donne son nom à l'église : La vierge de la Victoire.
Quand vous êtes aux alentours de l'église de Thuir, vous pouvez vous promener et partir à la découverte du passé.
En effet, un peu partout dans le centre du village et jusqu'à la Mairie, vous pourrez admirer des vestiges de l'ancien mur qui protégeait la Cité médiévale. De même, certaines tours qui permettaient aux guetteurs de surveiller la plaine, existent encore. Parfois presque entières comme à côté de la mairie, où se trouve le Musée des Arts et Traditions populaires, ou bien seulement des vestiges. Certaines maisons prennent d'ailleurs appui sur l'ancienne enceinte. La porte de la ville a été restaurée en l'an 2000.
Cette restauration très réussie, donne un cachet supplémentaire à Thuir et permet aisément d'imaginer ce que pouvait être le village au Moyen-Âge.
Bref, une promenade à pied vous permet de découvrir bien des merveilles. Inutile de vous encombrer d'une voiture qui ne pourra de toutes façons pas emprunter certaines rues, à sens unique ou piétonnes, ou encore beaucoup trop étroites pour y circuler !
Mais Thuir n'est pas centrée uniquement sur le passé. C'est une cité extrêmement dynamique et en plein essor. Il y fait bon vivre toute l'année.
Vous trouverez une bonne trentaine d'associations en tout genre qui vous permettront d'occuper votre temps libre, et celui de vos enfants.
Il y a du sport, du théâtre, de la danse, de l'informatique, des cours de catalan, et tant d'autres activités proposées !
Le point fort de l'année, sur le plan culturel et animations, est en été.
Il ne faut pas oublier que la région Languedoc-Roussillon draine un nombre considérable de touristes, venus pour la plupart profiter des nombreuses plages et du généreux soleil estival.
On trouve des animations là encore pour tous les âges et pour tous les goûts. Thuir devient - de juin à septembre - une galerie de sculptures à ciel ouvert. Certaines sont d'ailleurs restées à demeure pour enrichir encore davantage le patrimoine local.
Au mois de juillet, vous avez "Les diades Catalanes". Ce sont trois jours de festivité où s'exprime la culture catalane : à travers la cuisine, par sa cargolade géante (cuisson d'escargots sur des grilles au-dessus d'un feu de bois), des spectacles pyrotechniques, défilé de géants etc.
Au début du mois d'août, les jeunes (et les moins jeunes aussi) viennent en nombre au festival de la pelouse. C'est un festival en plein air, nocturne, où plusieurs groupes de rock se succèdent et ceci jusqu'au bout de la nuit ! Un véritable rendez-vous pour la jeunesse du département, et pour les vacanciers qui le souhaitent.
Puis s'enchaînent les "Nuits d'août" avec trois jours de spectacle, avec souvent des chanteurs connus et/ou des humoristes, bref un menu concocté pour faire plaisir à tous.
Vous l'aurez compris, Thuir est un lieu où il fait bon vivre, où il fait bon s'arrêter, un endroit qu'il ne faut pas manquer si vous passez alentours. Un endroit qui, à lui seul, vaut le déplacement.
Et depuis Thuir, vous pourrez toujours rejoindre Perpignan, à une vingtaine de kilomètres de là ; aller vous baigner à Canet ou à Saint-Cyprien, à 25 kilomètres. Ou bien encore faire une escapade à la montagne à Matemale par exemple, où un superbe panorama et un plan nautique très bien équipé vous attendent... à 70 kilomètres environ ; ou à Font-Romeu, approximativement à la même distance.
Enfin, n'oubliez pas que vous êtes aux portes de l'Espagne : Figuères et le merveilleux musée Dali se trouvent à une cinquantaine de kilomètres de Thuir.
Voilà un très petit aperçu de ce que le village de Thuir, dans les Pyrénées Orientales, peut vous apporter. Ceci étant bien sûr une liste non exhaustive de tous ses charmes."
La glycine de l'école maternelle à Thuir


Fenêtre pimpante à Thuir







































Voilà, grâce à ce texte, j'ai obtenu la note maximale de 4 étoiles. Je n'étais pas peu fière je l'avoue.
J'ai donc commencé à écrire des textes qui étaient payés 1,2 cents par mot.
Bien sûr, les clients fixent une "fourchette" avec un nombre de mots minimum et un nombre maximum à écrire. Tout mot en sus du nombre maximum indiqué n'étant pas payé.
Au départ, c'était fastidieux. J'écrivais beaucoup de textes pas vraiment passionnants, qui rapportaient peu et qui, souvent, demandaient beaucoup de recherches.
Voici quelques exemples :
Ornement de façade à Perpignan





















    Je pourrais continuer ainsi puisque j'en suis à environ 160 textes écrits...
    Au bout d'un moment, je pense que j'avais déjà envoyé une cinquantaine de textes, je suis passée auteur 5 étoiles.
    C'était une étape importante, non seulement pour mon ego mais aussi pour mon porte-monnaie puisque j'étais désormais payée 4 cents par mot.
    Et puis j'étais la première en France que le site acceptait comme auteur 5 étoiles car il n'existe pas depuis très longtemps dans notre pays. C'est un site dont le siège est en Allemagne et qui fonctionne là-bas depuis longtemps.
















    Par la suite, j'ai eu des clients réguliers qui acceptaient de me payer davantage (7 cents par mot) pour que je continue à travailler pour eux.
    Précisons en effet qu'il existe deux formes de commandes pour ceux qui désirent un texte : soit la commande est mise sur une page où chaque auteur (du moment qu'il a le niveau demandé par le client) peut choisir son texte ; soit la commande est passée directement auprès d'un auteur particulier. Et là, c'est à l'auteur de fixer son prix.
    Le site prend bien sûr une commission au passage. Par exemple, quand je suis payée 7 cents par mot, le site facture 9 cents au client.

















    Durant tout ce temps, je n'oubliais pas mes photos et j'alimentais régulièrement mon site sur Flickr avec de nouvelles images.
    J'ai été contactée également par une maison d'édition de livres scolaires pour participer à un projet de site de soutien scolaire en ligne. J'ai écrit toute la partie CP.
    Et puis il y a un an, j'ai reçu un mail en anglais dans ma messagerie sur Flickr. J'ai réussi à comprendre, grâce à mon anglais de base et à google traduction, qu'une grosse société américaine, spécialisée dans la mise en ligne de locations de vacances dans le Monde entier, avait apprécié en particulier ma galerie sur Thuir, toujours sur Flickr, et me proposait de faire des photos pour elle.
    Ma joie était indescriptible ! J'allais enfin pouvoir gagner de l'argent grâce à ma passion pour la photo.

    La ferme du bonheur à Argelès

















    Effectivement, j'ai commencé à recevoir des "missions photos". Je dois photographier des locations de vacances que des particuliers mettent en ligne sur le site d'Airbnb. Je suis payée par le site (dont le siège est aux États-Unis) et ainsi, j'offre la garantie aux futurs vacanciers que ce qui est décrit sur l'annonce qui les intéresse est bien conforme à ce qu'ils voient sur mes photos (et donc à la réalité !).
    Ainsi, pas de mauvaises surprises où une "vue sur mer" se trouve par une fenêtre des toilettes sur lesquelles il faut monter pour apercevoir un bout de plage !
    Je travaille essentiellement sur les Pyrénées-Orientales mais aussi sur le Sud de l'Aude. Et c'est passionnant, j'adore ça !
    Et pour moi qui m'était enfermée dans ma solitude, cela m'a obligée à sortir et à aller à la rencontre des gens.
    Voici quelques exemples de shooting que j'ai réalisés, mais ne faites pas attention à la surexposition des photos. Je ne sais pas si c'est un critère esthétique propre aux Américains, mais il me faut toujours faire des photos extrêmement lumineuses, que j'estime personnellement surexposées, et en format paysage. De même, il faut éviter le flash, ne pas prendre les toilettes et quelques contraintes dans ce style... Mais je suis tout de même extrêmement libre. Et c'est vraiment appréciable. Donc si vous trouvez ces photos surexposées, vous avez raison, mais c'est pour répondre aux critères imposés (dernière chose, les photos que je prends sont estampillés "Airbnb.com, verified photo". Ce qui permet de distinguer les clichés pris par le propriétaire et ceux du photographe mandaté.) :
    ... et bien d'autres encore ! A chaque fois, je me régale et je fais bien entendu des photos pour mon propre compte. Comme à Céret, où j'ai pris plaisir à me perdre dans les petites rues autour de l'église...

    Au large de Collioure

















    Grâce à cette expérience, qui dure déjà depuis plusieurs mois, j'ai pu aussi être "photographe du Père Noël" en décembre ! C'était une animation dans les supermarchés de la région. Les enfants venaient voir le Père Noël et j'immortalisais ce moment. Sympa mais crevant !

    J'ai eu également la chance de gagner un concours photo dans le supplément magazine du Monde qui paraît en même temps que l'édition du samedi.






















    Voilà un peu le résumé de cette dernière année, durant toute cette période où je n'ai rien publié ici, sur mon blog.

    Je suis également sollicitée pour que mes photos illustrent des articles...
    Flickr est une véritable vitrine de mon travail, et c'est grâce à ce site que j'ai été contactée à plusieurs reprises.

















     


















    Je ne veux pas faire ici étalage d'une certaine réussite mais simplement démontrer que même si vous êtes mis à la retraite pour invalidité, comme cela m'est arrivé en septembre 2010. Même si vous êtes malade, fatigué, si vous manquez d'espoir et d'envie, et bien il est toujours possible de continuer à avancer.
    Désormais, je vois cette mise à la retraite forcée comme une véritable chance. Je ne regrette plus mes années d'enseignement ! J'accepte quelques rares fois de donner un cours de soutien, mais je veux tourner définitivement la page.

    Maintenant mon but est de devenir une véritable photographe.
    Je souhaite photographier des moments importants de la vie des gens : des mariages, des communions, des Bar-Mitzvah, des bébés...
    Je fais tout pour ça. Je distribue des cartes, j'en parle autour de moi... Je voudrais tellement m'épanouir dans cette passion !
    C'est pour cette raison que j'alimente ma galerie Flickr chaque jour.
    Mon regard a changé. Je ne vois plus rien de la même façon, même quand je n'ai pas mon appareil photo.
    Je regarde les choses et les personnes avec un regard neuf. Je pense photo, je respire photo, je vis photo.

    Pardonnez la longueur de ce discours mais, pour ceux qui me connaissent depuis longtemps et qui n'avaient pas eu de mes nouvelles, je tenais à vous expliquer tout ce qui était arrivé et qui avait complètement bouleversé ma vie.
    Si vous êtes arrivés à cette dernière phrase, c'est que vous avez lu mon article jusqu'au bout et je vous en remercie infiniment.

    Dans une rue d'un quartier populaire de Perpignan

    A Perpignan

    lundi 19 mars 2012

    Retour vers le passé : 1er chapitre

    Poésie de rue à Céret (Pyrénées-Orientales)






















    Il y a donc un an de cela, j'étais assez désespérée. Mes problèmes de santé ont fini par me conduire à être mise à la retraite pour invalidité. C'est difficile d'entendre un tel verdict. Surtout que j'aimais mon métier d'institutrice.
    Je dis bien institutrice, pas professeur des écoles. J'étais une espèce en voie de disparition. Donc, une fois la sentence tombée, je me suis sentie bien mal.
    Je me suis inscrite à cap emploi (l'équivalent de pôle emploi mais pour les personnes reconnues comme travailleur handicapé - je ne sais toujours pas si l'on peut dire travailleuse handicapée).
    Mais le seul poste qui pouvait me convenir était un poste en télétravail. Travailler depuis chez moi, en organisant mes horaires de façon à ne pas cumuler trop de fatigue.
    Avant cette retraite pour invalidité, j'avais travaillé un an pour le CNED. Mais sincèrement, même si malgré la distance j'arrivais à tisser des liens avec mes petits élèves, c'était difficile et au niveau de la pression morale, c'était comme dans le privé. Car il faut demander et obtenir trois ans de suite un poste pour que celui-ci devienne pérenne.
    Je recevais une sacoche le jeudi et j'avais une semaine pour faire les corrections. Mais bien entendu, les corrections ne sont pas comme dans une classe ordinaire. Le seul moyen d'aider les enfants à bien évoluer est d'expliciter chaque erreur, de donner des conseils, d'indiquer des exercices à faire etc.
    Quand je recevais un nombre raisonnable de copies, ça fonctionnait très bien mais une fois, j'ai dû passer 17 heures d'affilée à corriger !
    Et quand les copies arrivaient au siège du CNED, elles étaient "épluchées" par d'autres correcteurs plus ou moins exigeants voire intransigeants qui demandaient parfois l'impossible.
    J'avais donc la boule au ventre. Peur de ne pas réussir à renvoyer les copies à temps, peur de ne pas suffisamment donner de pistes de réflexion à mes petits élèves, peur de ne pas plaire à la personne qui supervisait mes corrections.
    Donc, il est arrivé ce qui devait arriver... On m'a reconnue inapte physiquement à continuer d'exercer.
    Bon, il faut dire aussi que cette année là, j'avais été hospitalisée et donc "absente". Ce qui faisait une surcharge de travail pour un autre correcteur ou correctrice.
    A Cap emploi, on ne m'a laissé aucun espoir. Il n'y avait aucune entreprise qui embauchait en télétravail.
    Il ne me restait plus qu'à me débrouiller toute seule.
    J'ai réfléchi à ce que je savais faire et j'ai pensé que j'étais capable d'écrire ou de corriger ceux qui écrivaient.

    Poésie de rue à Céret (Pyrénées-Orientales)
    J'ai envoyé mon CV par mail à un nombre assez effarant de maisons d'édition. J'avais envie de tourner la page de l'enseignement puisque l'enseignement ne voulait plus de moi.
    J'ai eu beaucoup de réponses négatives ou pas de réponse du tout, mais une petite maison d'édition m'a donné ma chance et m'a proposé de corriger les 100 premières pages d'un manuscrit. C'était une maison d'édition à compte d'auteur. C'est-à-dire que c'est l'auteur qui paie l'impression de son ouvrage et qui se charge de le vendre.
    L'éditeur m'a fait comprendre que ce manuscrit avait été écrit par la fille d'un client qui possédait un grand nombre de supermarchés et que, probablement, si le livre était édité et que le client était content, l'éditeur pourrait en profiter pour vendre ses autres livres par son intermédiaire.
    Il m'a également prévenue que le manuscrit ne valait pas tripette, qu'il y avait beaucoup de corrections à apporter mais surtout de la réécriture ! Il m'a demandé de ne pas hésiter à enlever des phrases, des paragraphes, pour les réécrire avec mes propres mots.
    J'étais devenue ce qu'on appelle un "nègre". Ce mot n'a aucune connotation raciste. C'est le nom que l'on donne à la personne qui écrit à la place d'une autre, celle qui reste dans l'ombre, celle dont on ne verra jamais le nom nulle part.
    Quand bien même... le challenge était intéressant et j'ai accepté. J'avais, dans cette période de grand doute, certainement quelque chose à me prouver et à prouver à mon entourage.
    Non je n'étais pas dans l'incapacité de travailler, non je n'étais pas à la retraite et non je ne pouvais pas vivre avec 1000 euros par mois de retraite pour invalidité !!!

    Chat aux yeux bleus à Céret (Pyrénées-Orientales)
    Parallèlement, un de mes hobbies me prenait de plus en plus de temps et participait à mon épanouissement. C'était la photo. J'avais quitté mon premier site sur lequel j'exposai (Art Limited) car c'était devenu trop élitiste. Et même pire que cela : si les photos ne plaisaient pas au webmaster et ne répondaient pas à ses propres critères subjectifs et à sa mégalomanie (il était sûr de connaître les éléments nécessaires pour bien photographier, et il n'y avait que sa vérité qui comptait), les photos n'étaient pas publiées ou il fallait complètement les remodeler (merci photoshop !).
    C'est ainsi qu'avec un grand ami photographe (Didier Massé, dont je vous avais longuement parlé), nous avons décidé de quitter ce site.
    Didier m'avait parlé de Flickr, un site de photo très convivial, ou chacun peut exprimer sa propre idée de la photo. On peut aussi participer à des groupes qui correspondent à vos centres d'intérêt. Je crois que les premiers groupes sur lesquels je me suis inscrite étaient dédiés au bleu (pas le fromage, la couleur !) et aux maisons : fenêtres (ma grande obsession), portes et façades...
    Si vous avez envie d'aller y jeter un oeil, c'est ICI.
    D'ailleurs, désormais, ce sont mes propres photos que vous verrez ici, sauf cas exceptionnel.

    Façade aux volets bleus à Céret (66)




    L'église, le ciel (Céret dans les Pyrénées-Orientales)


     à suivre ...

    vendredi 9 mars 2012

    Et les saisons passèrent, et de l'eau coula sous les ponts ...

    ... beaucoup de choses changèrent mais presque un an après, j'étais à nouveau là.
    Plus tout à fait la même, pas tout à fait une autre et pourtant !
    Je n'ai pas changé d'avis sur ma dernière demeure ni sur toutes les choses écrites sur le ton de la confidence tout au long de ce blog.
    Mais c'est ma vie qui a changé. Et ma perception du Monde s'en trouve forcément modifiée.


    Tout d'abord, laissez moi remercier mon ami GeOgre qui m'a écrit des commentaires réguliers sans jamais douter, sans jamais se lasser. Mais je ne répondais pas car je n'étais pas informée que des messages étaient encore déposés sur ce blog que je croyais mort et oublié.


    J'ai découvert par hasard que, sous mon dernier article en avril 2011, il y avait de nombreux commentaires dont je n'ai pris connaissance que ce soir !
    Ainsi donc j'ai décidé de recommencer à alimenter mon Monde bleu.

    J'ai tant de choses à vous raconter.

    Mais je ne le ferai pas ce soir. Je vous offre simplement quelques-unes des photos prises durant ces derniers onze mois où je n'ai pas écrit.
    Et peu à peu, je vous expliquerai comment ma vie a changé.
    Merci pour ceux qui, à l'instar de GeOgre, sont venus visiter ce blog que j'avais lâchement abandonné avec un article qui sonnait un peu comme un glas.
    J'espère ne jamais vous décevoir.
    Prenez soin de vous.



     
    Quant à moi, je sais que 2012 sera à la fois bleue et blues.

    jeudi 24 mars 2011

    Ma dernière demeure (avant de mourir)

    Un cœur breton de Didier Massé

    Il y a bien trop longtemps, je vous avais longuement parlé d'un photographe de talent, et ami précieux : Didier Massé.
    Je voulais alors faire un troisième chapitre sur ses photos mais son talent couvre tellement de domaines qu'il me serait impossible d'en faire le tour en quelques chapitres.
    Par contre, j'avais mis de côté une photo en me disant qu'elle me servirait de base à un article.
    Une seule photo de Didier Massé cette fois pour un seul article.
    Mais un article un peu égoïste, qui vous parlerait de moi et non de lui.

    Photo de Marie Bousquet et travail sur photoshop

    Depuis quelques mois, je suis dans une situation de précarité à laquelle je ne m'étais jamais préparée. En étant institutrice, je me voyais exercer ce métier que j'aime jusqu'à la retraite. Et puis la maladie est venue, les années ont passé sans apporter d'espoir d'amélioration, allant même en empirant.
    Et me voici donc débarquée de la situation confortable de fonctionnaire pour celle de mise à la retraite pour invalidité.
    A 48 ans, c'est difficile à digérer. Et puis même si je n'ai jamais roulé sur l'or, me voici maintenant avec une retraite qui dépasse à peine le seuil de pauvreté.
    25 années données à l'administration et puis d'un seul coup, l'angoisse du lendemain.

    Mur Hurlant de Marie Bousquet 
    (photo et travail sur photoshop)
































    C'est vrai qu'il y a toujours pire que soi. Est-ce une raison pour tout accepter et se résigner ?
    Le gouvernement actuel mène une politique sociale proche du zéro absolu.
    J'attendais une aide de 730 euros. Ce n'est peut-être pas énorme 730 euros mais ça dépanne bien, surtout quand c'est, à un poil près, ce que l'on a mensuellement !
    Et bien, en évitant de trop vous raconter en détail, cette aide qui était une aide du rectorat a été supprimée. Mais qui le sait ? En-dehors des personnes qui attendaient cet argent, ou des services sociaux qui ne savent plus comment aider les gens ?

    Au 4 de la place Gabriel Péri de Marie Bousquet

    Un jour, ce sera la classe moyenne et la classe ouvrière qui descendront dans la rue.
    Tout le monde est brutalement tiré vers le bas. Avec tout ce que cela implique.
    Un fossé se creuse entre les plus riches et ceux qui ont toujours été, sont ou vont devenir pauvres.

    Homme entre-aperçu à sa fenêtre de Marie Bousquet
     
    Les denrées alimentaires vont augmenter tout comme l'électricité.
    Les hommes politiques de droite se permettent de parler comme le FN, et la plupart d'entre eux ne veulent pas donner de consignes de vote.

    Le guetteur des Hautes-Alpes de Marie Bousquet

      
    Bébé triste de Marie Bousquet

     Alors qu'il n'y a qu'un seul geste à faire, comme en 2001 : faire barrage au FN...

    Nous voilà dans un monde sans repère et sans espoir.
    C'est étrange, au début je ne voulais pas du tout parler de cela. Je voulais vous montrer une certaine photo de Didier Massé, une photo qui aurait parlé de ma dernière demeure. Et puis je me rends compte que la sensation de précarité qui me hante m'a fait doucement dévier.
    Je ne vous parlerai pas de cela aujourd'hui. Je n'en ai plus le cœur.
    Mais j'ai repris contact avec vous. Et même si le propos n'était pas celui prévu au départ, il faut accepter les circonvolutions que ma plume
    (clavier !) a prises.
    Pour finir laissez-moi, en toute modestie, vous offrir quelques photos que j'ai faites ou sur lesquelles j'ai travaillé (et qui m'appartiennent).

    A très vite, ami(e)s.

    Bleu, toujours... (mais pas bleu Marine ( quel slogan de m.....!)  le FN a souillé mon pseudo...). De toutes façons, moi c'est bleumarie.... Ne vous trompez pas !

    Barque échouée à Tenerife de Marie Bousquet

    Oiseau de mer et son reflet dans le port de Saint-Cyprien par Marie Bousquet



    Texte et photos régis par les lois sur la propriété intellectuelle. Ne pas emprunter l'un ou l'autre sans mon autorisation ou celle de Didier Massé. Merci.