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lundi 7 septembre 2009

Mes vacances : du bleu : mer, ciel, du soleil, Carla !, la maison des chats, le chat-garou, le GIGN de la mer !

Encore quelques anecdotes de vacances avant de partir...
J'ai fait de belles rencontres, j'ai vu des choses surprenantes, amusantes, agaçantes aussi !
Enfin quand je dis "rencontres", c'est un bien grand mot.
C'est mon appareil photo qui m'a permis de faire des "rencontres". L'après-midi, comme je vous l'ai déjà dit, je regardai ce qui se passait sur la plage et dès que quelque chose ou quelqu'un m'interpellait, je photographiai !
Sinon, je me suis liée d'amitié avec plusieurs dames assez âgées qui venaient sur la plage très tôt le matin comme moi. Ce n'était pas des "estrangers", mais des catalanes qui habitaient là à l'année ou qui avait un petit pied à terre au bord de la mer. Alors forcément on a discuté. Nous nagions tout en papotant... C'était sympa. Mais je me suis demandée pourquoi je n'avais échangé qu'avec des personnes âgées et d'ici, comme moi.
J'ai réalisé que c'était dû au fait que j'avais pris mes vacances seule, que je n'avais plus d'enfants en bas âge à préparer le matin avant d'aller à la plage, que je recherchai comme elles le calme et la sérénité de la mer tôt le matin...
Cela m'a donné un petit coup de vieux, mais j'ai néanmoins beaucoup apprécié ces matins déserts où nous retrouvions pour discuter, comme on aurait pu le faire devant une tasse de thé.

Une seule chose m'a terriblement agacée : dans l'un des appartements jouxtant le mien, il y avait un couple avec une petite fille qui devait avoir environ 18 mois. Son prénom était Carla. Comme les parents qui appelaient leur fils Philippe sous Pétain, ce prénom est devenu tellement connoté que cela me tapait sur les nerfs d'entendre les parents (qui parlaient très fort) appeler Carla par ci, Carla par là ! Bien sûr je n'avais rien contre cette enfant, mais comme je soupçonnai les parents d'être des Sarkozystes convaincus, j'avoue que j'avais un peu de mal !

Sinon, dans l'appartement du rez-de-chaussée juste sous le mien, c'était la maison des chats ! Deux matous se prélassaient souvent dans le petit jardinet, dont un noir aux superbes yeux verts. Les volets de cet appartement étaient tout le temps fermés. J'ai donc pensé qu'il était inoccupé.
Un jour que je revenais de courses, une femme d'une soixantaine d'années, complètement échevelée et qui promenait un chien, m'a accostée. J'étais en train de sortir les sacs de commissions de mon coffre de voiture. Elle me dit en regardant ma plaque d'immatriculation : "Oh mais vous êtes d'ici alors ?" J'acquiesce et la voilà qui part dans un long monologue où il était question du vaccin H1-N1 qu'il ne fallait surtout pas faire car cela faisait partie de la stratégie gouvernementale de vacciner les vieux, les malades, les personnes handicapées pour les euthanasier car ils coûtaient trop cher à la société ! Je vous passe les détails et les élucubrations de cette femme. Elle habitait à l'année l'appartement en-dessous du mien, où les volets étaient toujours fermés. Elle m'a également confiée qu'elle avait huit blogs et qu'elle "travaillait" 20 heures par jour pour alerter ses concitoyens.
Quelle tristesse ! Habiter un immeuble construit directement sur le sable, avoir une belle véranda et un petit jardinet mais ne jamais ouvrir les volets pour profiter du spectacle grandiose de la mer... Je me suis demandée comment était la vie de cette femme ... avant ... , si elle avait des enfants, ce qu'elle faisait avant d'être à la retraite.
Certainement encore une personne seule et isolée dans son monde délirant, et que l'on retrouvera morte au bout de six mois ou un an, parce que la boîte aux lettres débordera.

Elle pense qu'elle n'est pas seule, elle a son chien, ses chats, ses blogs ... Mais moi ça m'a fait mal de la voir ainsi recluse. Je me suis dit que c'était une sorte de Brigitte Bardot non pas d'extrême droite, mais d'extrême gauche et même au-delà ! Oui, c'était triste.
J'ai pris des photos des chats, de son jardinet avec un joli lampadaire, pour me souvenir d'elle...

Un matin très tôt, j'ai pris des photos du chat en oubliant d'enlever le flash. Le résultat fût assez surprenant ! D'où le mot chat-garou dans le titre de cet article.

Un autre matin, j'étais seule à nager, la mer était exquise, et je vois arriver trois hommes en combinaison de latex noire, cagoule noire, fusil dans la main.

J'étais interloquée. Je me suis prudemment éloignée d'eux en allant nager un peu plus loin sans les quitter des yeux. Ils ont enfilé les palmes (noires), ont mis le masque et le tuba et sont allés nager vers la barre de rochers. Je dois dire que mon étonnement était grand, ainsi que mon amusement qui avait rapidement pris la place de mon inquiétude. Il faut dire qu'il faisait déjà bien chaud et que la mer devait être au moins à 24° ! Autant voir une femme en manteau de fourrure se balader sur la plage ! J'ignore ce qu'ils cherchaient sous les rochers, mais en moi-même je leur ai donné le surnom du "GIGN de la mer". J'ai réussi à prendre des photos pour vous.Voilà, encore quelques photographies amusantes ou tout simplement que je trouve belles car elles sont pour moi le reflet de mes vacances.

Un peu kitsch assurément ...

Mais on pardonne tout aux maisons de vacances aux jolis volets bleus ...

Petite scène amusante entre copains de plage ...
Les garçons discutent, la petite fille s'ennuie ...

Oh ! Et puis zut, je m'en vais ...

Mais ! Où est-elle passée ???

Certains font la carpette... D'autres exercent leur musculature ... mmmmhhhh ... de rêve !

D'autres admirent les beaux galets ramassés sur le bord de l'eau ...

T'es ma meilleure copine !

Chorégraphie improvisée, avec raquettes !

Les amoureux sont seuls au monde face à l'immensité bleue ...

Un soir, une "drôle de dame", bonnet de bain sur la tête, elle marchait en crabe !
Il se passe des choses bizarres sur cette plage.

Pavillon bleu !

Drapeau vert !

... et quelques minutes après, la tramontane se lève, la brume envahit la plage ...
Drapeau orange !!!

En même temps que le lever du soleil, la dameuse entre en action.

Beaucoup de bruit, beaucoup de sable qui s'envole au gré du vent ...

Mais ensuite, le sable redevient vierge de toutes traces ...

Elle passe et repasse, bientôt je descendrai sur la plage
et je serai la première à conquérir ce territoire !

Parasol bleu, mer bleue, le ciel était bleu, j'étais heureuse là-bas ...

Superbe petit appartement bleu,
jusqu'au rideau de douche coordonné avec mon tee-shirt (au 1er plan) !

Vue depuis la plage

Résidence si bien nommée, petit espace de bonheur pour moi,
ça me manque et j'ai le coeur lourd.
Demain, je vous dirai au revoir, à ma façon ...

Photos Marie B.
(merci de ne pas copier ces photos sans autorisation)

dimanche 6 septembre 2009

Mes vacances : la "famille parasols"



Photos diaporama Marie B.

Il était une fois, au bord de la grande bleue ...
Il y avait une grande tribu. Cette tribu était composée de femmes, d'hommes et d'enfants. Il y en avait de tous les âges : de 2 à 99 ans ! Il y avait tellement de membres dans cette tribu qu'on avait du mal à la compter.
Il y avait le patriarche. Lui, on le reconnaissait car il ressemblait un peu à Bill Clinton, l'ancien Président, un grand blanc (maintenant, comme tout le monde le sait, c'est un grand noir).
Ils s'amusaient tous bien au bord de la mer. Mais ils avaient peur du soleil qui tape fort du côté de Perpignan ! Alors, comme ils étaient une grande tribu et qu'il leur fallait beaucoup beaucoup de place sur le sable, ils avaient beaucoup beaucoup de parasols...
Au début, la famille parasols était sage : les parasols étaient bien plantés les uns à côté des autres, à distance régulière, et c'était joli mais un peu étrange à regarder...
Et comme la tribu avait bien appris les leçons d'histoire à l'école, ils se sont souvenus des romains et surtout de la tortue de l'armée romaine.Cette tortue était une tactique pour se protéger pendant les grandes batailles.
Alors la famille Parasols a décidé de faire la même chose. Et jour après jour, au bord de la Grande Bleue, les parasols de la tribu se positionnaient les uns à côté des autres, les uns sur les autres, enfin bref ça devenait de plus en plus bizarre...

Et puis vers la fin des vacances, un événement s'est produit. Tous les catalans connaissent et même ils aiment ce phénomène, mais les "estrangers" (même ceux de France, à partir du Nord du département 66) ne savent pas, alors ils sont surpris et ils prennent peur ! Cet évènement très courant pourtant mais peu fréquent cet été, ce phénomène, c'est la TRAMONTANE... Il y en a qui disent la tramontagne (les estrangers bien sûr !), mais c'est bien TRAMONTANE. Mais les estrangers n'ont pas vraiment tort car au départ, on parlait de ce vent très fort et très particulier qui arrivait à travers la montagne.
Donc, un jour la tramontane est arrivée sur la plage et pour la première fois l'armée romaine ... euh je veux dire la famille Parasols a plié bagages ... et parasols ... sans crier gare et en ordre dispersé !
La belle entente de la tribu s'est envolée avec ce vent fripon. Les bleus ont tenté de résister mais les rouges n'ont pas demandé leur reste. C'est vrai que lorsqu'il y a de la tramontane sur la plage, ce n'est pas rigolo du tout. Car le vent souffle sur le sable et ça fouette les jambes, les bras, le visage ! On se retrouve fouetté de partout, on ne peut plus ouvrir les yeux... il y a de quoi avoir peur quand on ne connaît pas !

Alors voilà, la famille parasols est partie. C'était peut-être le vrai Clinton ? En tout cas, ils ont oublié sur le bord de la grande bleue, où le calme est vite revenu, un rejeton né de l'union de la tribu et de leurs parasols.

Le voilà, pauvret, tout seul, abandonné... Qui veut l'adopter ? Cela peut-être pratique un parasol qui marche tout seul, non ?


Photo Marie B.

mardi 28 juillet 2009

L'été, la plage ... Découvrir, se découvrir ... S'aimer, se haïr. Plage en été, lieu de tous les dangers !

Soir de Septembre de Maurice Denis ~ 1911
Enfant au bonnet rouge de Maurice Denis ~ 1909


Plage du Pouldu de Maurice Denis


Ah ! La plage ! Fantasme - pour la plupart - de toute une année pour quinze jours de vacances en été !
Savez-vous que les fantasmes ne doivent pas être réalisés car sinon, l'imagination doit aller plus loin et plus fort pour trouver un autre fantasme ?
Bon, vous voilà averti(e)s !
Et pourtant, du côté de Perpignan, la foule est dense sur chaque mètre carré de sable... La plage est bien le seul endroit où se côtoient quasiment nus un grand nombre de personnes qui n'ont rien en commun, hormis le lieu de leurs vacances !
Je ne parle pas des gens du cru (dont je fais partie) qui regardent d'un oeil goguenard cette foultitude de personnes si différentes les unes des autres et qui forcément, à un moment ou à un autre, se trouveront incommodés par leur voisin de plage (plus rarement par leur voisine, surtout si elle est blonde à gros seins).

The Bathers de Paul Fischer

A Morning Dip de Paul Fischer

Sunbathing In The Dunes de Paul Fischer

Bref, la plage peut vite tourner à la lutte de territoire, telle que l'on probablement connue nos ancêtres de la préhistoire.
Quand on a des enfants en bas âge, on ne comprend pas comment on peut s'agacer d'entendre les charmants cris de joie des petits et de leurs parents affolés, à la vue de la grosse méduse qui flotte tranquillement dans le seau en plastique, objet obligatoire pour tout enfant normalement constitué. Les enfants sont contents de leur prise, mais les parents font un tapage de tous les diables demandant instamment à leur progéniture d'aller rejeter à la mer la chose gluante!
Donc, la sieste que vous aviez entamée cinq minutes auparavant se trouve fort injustement interrompue ! Et vous n'osez pas retourner à l'eau de peur que la grosse masse gélatineuse se trouve encore dans les parages...



Illustrations de Myriam Feuilloley


Nude on the Beach de Lord Frederick Leighton

La plage est aussi l'endroit où, peut-être pour la seule fois de l'année, on expose aux regards son intimité. De peur de rencontrer votre concierge - ou pire encore, votre inspecteur des impôts - vêtus d'un seul caleçon de bain, voir même d'un slip de bain, ce qui vous traumatiserait encore davantage, vous partez donc très loin de chez vous, de préférence près de chez moi (mais si j'aime les touristes, quelle drôle d'idée !) et vous vous trouvez, heureusement sans le savoir, auprès d'autres concierges, d'autres inspecteurs des impôts et des représentants d'un peu toutes les professions!

La plage expose les corps, mais aussi les comportements. Les mères de famille hystériques, comme je l'ai écrit un peu plus haut, mais aussi tous les intolérants, les voyeurs, les exhibitionnistes, les boulangers, les secrétaires, les plombiers, bref tout le monde !!!!
Mais vous vous en fichez, vu que vous ne les connaissez pas. Enfin, presque, car le monde est petit et le Sud de la France encore davantage !
Si vous êtes venu(e)s à la plage seul(e), parce que vos enfants sont grands et vont de leur côté, ou que vous vous accordez une parenthèse de vacances en solitaire et - si possible - en toute sérénité, vous risquez fort de très rapidement vous lasser des cris exaspérants des enfants qui viennent de trouver une vieille capote (croyant que c'était une méduse) et qui la ramène fièrement, dans leur seau en plastique, à leurs parents qui deviennent hystériques ! Ces derniers étant horrifiés pratiquement autant qu'avec la masse gélatineuse de tout à l'heure, et peinant même à faire la différence entre les deux. Quoiqu'il en soit, leur instinct de parents se réveille et se rend compte qu'il n'est pas plus sain de jouer avec l'une qu'avec l'autre !

Vous allez donc pousser des soupirs contrariés, agacés, vous retourner plusieurs fois sur votre serviette, en espérant que les parents concernés, ainsi que leur charmante progéniture, réalisent à quel point ils vous dérangent !
Hors, tout vacancier contrarié sur la plage peut rapidement se laisser déborder par son animalité qui prend le dessus parmi cette horde de touristes à demi-nus, et sauter à la gorge d'un importun. S'ils possèdent un parasol, réfléchissez à deux fois avant de soupirer car chaque année, on déplore des accidents avec des parasols ayant traversés de part en part un voisin de serviette ! On dit que c'est la tramontane, mais je sais que ce n'est pas vrai ! Pour preuve, j'ai moi même été prise de folie passagère en embrochant joyeusement un ch'ti se plaignant que Perpignan n'était pas le "vrai Sud" et que c'était un pays de merde où il y avait tout le temps du vent.
Je ne peux répéter ici ce que je lui ai dit avant de l'embrocher, car cela serait immédiatement censuré...


Oui, la plage est bien l'endroit où les plus bas instincts de l'homme peuvent se révéler au grand jour ! Je me souviens être allée à la plage, il y a quatre ou cinq ans. Je me baignais gentiment, il n'y avait pas grand monde. La plus grande partie de nos chers touristes avaient rejoint le grand nord, c'est-à-dire un peu plus haut que Narbonne (vue de Perpignan). Je surveillais d'un oeil attentif mon fils quand un monsieur, au demeurant fort sympathique, s'approche de moi. J'étais debout avec l'eau jusqu'aux épaules. Il commence à discuter en parlant des enfants. Forcément j'étais intéressée puisque concernée, et lui n'avait pas eu à se fouler pour trouver un sujet de conversation, puisque mon fils nageait à quelques mètres. On commence donc à discuter et au bout d'un moment, je trouvais que ce Monsieur était un peu "collant". J'essayais donc d'attirer l'attention de mon fils pour qu'il ne me laisse surtout pas seule et qu'il intervienne d'une façon ou d'une autre pour me tirer de ce mauvais pas !
Hélas, mon grand a compris tout le contraire ! Il a cru que j'étais en galante compagnie (tu parles !) et que je voulais qu'il s'éloigne un peu (après tout j'étais une jeune divorcée pleine de charme et d'enthousiasme pour faire de nouvelles rencontres). J'ai donc vu avec horreur s'éloigner mon seul et unique moyen de larguer le boulet... A peine cinq minutes s'étaient écoulées que l'individu me mettait la main aux fesses de la même façon que cela m'était arrivé dans le métro parisien un jour de grève ! J'étais tellement surprise que je n'ai pas eu l'idée de lui mettre une baffe. Je l'ai copieusement assaisonné de noms d'oiseaux et il s'est tranquillement dirigé vers la plage, sans se laisser désarçonner.

Illustration de Myriam Feuilloley

Ah oui, il s'en passe de belles l'été sur nos plages ! Nous sommes dénudés, et certain(e)s développent une lubricité qui dépasse l'entendement.
Drôle de microcosme, un lieu très spécial où des gens que tout oppose se retrouvent collés serrés. Et pourtant, comme les animaux, nous avons besoin de nous créer un espace vital quand nous arrivons sur la plage. C'est toujours très amusant de regarder un petit groupe familial (ou non) s'installer et prendre "possession" des lieux. On étend des serviettes, on plante un parasol comme Amstrong a planté le drapeau sur la lune. On établit un périmètre de sécurité avec quelques serviettes ou objets. Glacière par ici, panier par là, un fauteuil ici et un autre là-bas. Et cela devient pour quelques heures l'espace privé d'une poignée de personnes...
Enfin je dis "on" mais je fais la même chose ! Je viens seule maintenant que mes enfants sont grands, mais j'avoue - à ma grande honte - installer mon "campement" comme si nous étions dix ! Une serviette de plage très très grande d'un côté, un fauteuil de plage de l'autre côté ... une tong à droite, une tong à gauche et une demi-douzaine d'accessoires de plage divers et variés.

Quel drame quand un garnement traverse l'espace vital (le mien par exemple !) d'un groupe sur SON territoire ! Surtout quand il éclabousse au passage, envoie du sable et mets le pied sur une serviette... On se sent vraiment mal, viscéralement atteint !

Oui, c'est une certitude, l'homme est un animal. Il aime marquer son territoire, quitte à ce que ça se termine (sur la plage) en guerre des tranchées ! Souvent les insultes fusent ... Je me souviens du propriétaire d'un gentil toutou qui avait pissé (le toutou, pas le maître) sur le sac à dos de mon fils et qui est resté complètement ahuri devant la crudité de mon langage ! Attendez... non seulement on s'attaquait à MON territoire, mais pire encore à MON fils (oui, bon, à son sac si vous préférez, mais quand même !!!).

Les enfants sont souvent les sujets volontaires ou - plus rarement - involontaires des disputes des adultes sur les plages. Car ce grand espace de liberté semble tellement fait pour amuser les enfants qu'on en oublierait presque le plaisir des adultes de se trouver dans ce lieu de sérénité et de paix (quand il n'y a pas les enfants)... Même lieu mais deux façons de voir les choses. D'où dérapages sans fin entre adultes qui défendent leur progéniture envers et contre tout.

Mais bon, si chacun trouve son petit bout de Paradis, la plage peut se révéler un lieu vraiment formidable.


Et si vraiment vous n'en pouvez plus d'entendre hurler la radio de votre voisin de serviette, ou de recevoir du sable à chaque fois que le gamin de la famille d'à côté passe en courant, faites comme moi, courez dans l'eau ! Il y a de la place pour tous et même davantage ! Allongez-vous sur le dos pour faire la planche, les oreilles dans l'eau et c'est miraculeux ! Vous avez le ciel immense et bleu en face de vous, vous n'entendez plus qu'un bourdonnement cotonneux, et le soleil caresse votre corps ! Et ça, c'est inestimable !
Bonnes vacances !

Texte de Marie B.

Deux Femmes courant sur la plage de Pablo Picasso

On the Beach de Vaggelis Fragiadakis

From the Deck de Laura McMillan

Les Premiers pas dit aussi Famille au bord de la mer Maurice Denis ~ 1911

























Illustrations de Myriam Feuilloley

Enfants sur le sable de Stacey

Children Playing On The Beach de Mary Cassat

A day at the beach de Jeffrey T. Larson

Girl on the Beach d'Edvard Munch