bleumarie
Affichage des articles dont le libellé est enfance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfance. Afficher tous les articles

vendredi 20 juin 2014



L'enfant que j'étais
(auteure et interprète Jeanne Moreau)

L'enfant que j'étais me tourmente
Elle est gentille, elle est charmante
Mais je la trouve trop présente
Elle me traite sans égard
Elle m'obsède, elle m'égare
Et transparaît dans mes regards

L'enfant que j'étais est méchante
Pieds joints dans mon cœur, elle se plante
Elle réclame, elle est violente
Comment pourras-tu l'apaiser ?
Toujours, elle se sent lésée
Et veut bien plus que des baisers
Ha ha ha ha
Ha ha ha ha

L'enfant en moi est désarmante
Elle veut être plus qu'une amante
Et l'idée de la mort la hante
Je voudrais pouvoir l'endormir
Ou peut-être la faire sourire
Exaucer un de ses désirs

Cette enfant trop souvent se plaint
Qui donc la prendra par la main
Et lui parlera de demain ?
Je ne puis m'en débarrasser
Car elle attend, jamais lassée
Obstinément, les yeux baissés
Ha ha ha ha
Ha ha ha ha

Cette enfant vivrait au soleil
Rêverait au bruit des abeilles
Les doigts égrenant des groseilles
Elle n'aime que le bruit de l'eau
Le goût de l'amour sur sa peau
Elle ne reçoit que les cadeaux

Cette enfant est vraiment démente
Elle se plaint et se lamente
Souvent, je hais cette mendiante
Elle ignore le parfum des fleurs
Ne reconnaît plus les couleurs
Confond le rire avec les pleurs
Ô douce enfant
Laisse-moi vivre !


Je ne suis pas fan de Jeanne Moreau mais la justesse des paroles de cette chanson me vont droit au coeur.
Je m'y reconnais et je pense que cette chanson peut être universelle car chacun peut effectivement s'y reconnaître.

Chacun a, au fond de lui, un peu de l'enfant qu'il ou qu'elle a été. Un peu de son bonheur aussi mais également de ses souffrances.
Que seraient nos vies sans la nostalgie de ces années d'innocence ?

mardi 5 avril 2011

Ma dernière demeure (avant de mourir)...


Fenêtre bretonne de Didier Massé



Si tant est que le choix se propose à moi, si je ne meurs pas foudroyée comme mon père, d'un infarctus en pleine force de l'âge, voici la fenêtre qui pourrait être celle de ma dernière demeure jusqu'au jour où la grande faucheuse viendra faire son oeuvre.
Cela ne m'angoisse pas car si je vis dans cette maison, ou plutôt cette cabane de pêcheur (plus côté de mes Pyrénées Orientales que de la Bretagne) c'est que mon rêve se sera réalisé.
L'ameublement sera chiche. De mon ancienne vie, il ne me restera que des souvenirs qui n'auront qu'une valeur sentimentale.
Le bracelet de naissance de ma fille
Le lapinou de mon fils. Celui qu'il a eu pour ses premières Pâques et qu'il a aimé jusqu'au tout début de son adolescence (et peut-être même encore un peu secrètement).
Et des photos. Et des lettres. Des lettres comme celles qu'on écrivait avant l'apogée d'internet. Les lettres que mon papa m'envoyait quand j'étais étudiante bien loin de chez moi. Les petits mots que maman m'écrivait après chaque dispute et qu'elle glissait sous ma porte, pour tenter de m'expliquer pourquoi elle s'était mise en colère ou pourquoi je l'avais blessée, combien elle se sentait impuissante devant ma maladie et que c'était cela surtout qui la mettait en colère. Les cartes que ma fille m'envoyait de colonies de vacances. Les petits mots que mon fils me laissaient sur la table de la cuisine avant de partir pour le collège puis le lycée. Quelques lettres d'amour, des hommes qui ont partagé ma vie...
Sans doute quelques fleurs séchées, des coquillages ramassés par les enfants pendant les vacances.
Quand ils étaient encore petits et que nous partions tous les trois en vacances...
Un caillou en forme de coeur trouvé par mon fils. Et toutes ces petites choses si précieuses à nos yeux mais sur lesquelles personne d'autre ne poserait son regard.
Il y aura peu de pièces. Juste une petite chambre pour moi, d'où je verrai la mer même depuis mon lit.
Et peut-être deux autres chambres pour recevoir mes enfants et mes petits-enfants à naître.
Les ami(e)s sont parti(e)s depuis bien longtemps. La maladie est la meilleure amie de la solitude.
Une cuisine toute simple, avec du carrelage bleu... en fait toute la maison serait bleue.
La salle de bain aussi, bien sûr. Un peu de confort dans la salle à manger/salon.
Et peut-être, si c'est possible, une petite cour devant la cabane. Et des chats qui ronronneront au soleil sur le muret bien chaud.
Un homme avec lequel je serai bien, mais qui n'habitera pas avec moi. Je garderai ma liberté jusqu'à la fin.
Mais il ira pêcher. Nous mangerons du poisson tous les jours, le midi et le soir. Et nous rirons en regardant l'horizon. Nous rentrerons et nous ferons l'amour avec tendresse, avec lenteur.
Il restera un peu, jusqu'à ce que nous ayons fini de parler et de nous caresser. Il ira dormir dans une cabane pas très éloignée...
Et puis la mer, son odeur, son bruit, sa douceur, sa fureur, sa couleur changeante. La mer omniprésente, omnipotente. Celle qui sera la Déesse que j'adorerai, que je prierai chaque matin et chaque soir.

Tombée de la nuit en Bretagne de Didier Massé

Enfin, une nuit, une fois que je serai seule. Je sentirai le moment venir. Je fermerai les yeux, j'écouterai le chant des vagues qui roulent puis s'échouent sur le sable. Et ce sera terminé. La mer continuera à chanter, les chats à ronronner, mes enfants à être heureux, et mon homme à pêcher.

Photo de Marie Bousquet


Photo de Marie Bousquet




































































































































































Texte de Marie Bousquet.

Merci de respecter la propriété intellectuelle et de ne pas utiliser tout ou partie de ce texte ou de ces photos sans l'autorisation écrite de leurs auteurs.
                                                                                                                                              


samedi 28 août 2010

Femme à la fenêtre, fil rouge de ce blog


Photo Marie B.

Une histoire de femme, tout simplement....

C'est l'histoire de cette femme. Elle approche doucement de la cinquantaine mais refuse encore d'y croire. Cette femme a passé 27 ans de sa vie a être une maman. Depuis un magnifique jour d'août 1983 où elle a su qu'une petite vie était en train de s'épanouir dans son ventre.
Photographie de Didier Massé

Cette petite vie est sa fille qui a maintenant 26 ans, qui est déjà partie loin pour vivre sa vie d'adulte... mais pas trop loin quand même, à moins de 2 heures de route. Mais dès la mi-septembre, c'est à l'autre bout de l'Hexagone, à Strasbourg, que va vivre sa fille...
Elle a aussi un fils, qui vient tout juste de fêter ses 20 ans. Jusqu'à présent, il était toujours avec elle. Il allait à la fac de Perpignan, faire des études de droit.
Mais le 4 septembre, il part. Dans une plus grande ville, avec une faculté de droit bien mieux cotée... mais elle pense que c'est trop loin. Elle ne dit rien, mais elle pense que oui, Bordeaux est beaucoup trop loin...
C'est l'histoire ordinaire d'une femme ordinaire, qui a élevé seule ses deux enfants, avec un travail d'enseignante qui lui permettait d'avoir toujours ses vacances avec eux.
C'était hier, ils étaient trois, ils étaient heureux, elle les couvait toujours un peu trop, mais elle trouvait cela naturel.




C'est l'histoire ordinaire d'une maman qui sait bien, parce qu'on lui a répété si souvent - et avant même qu'elle soit maman - qu'on ne fait pas des enfants pour soi. Qu'il est normal que les enfants deviennent adultes et s'envolent du nid.
Sa tête sait cela. Mais son cœur n'a pas d'oreilles et il n'a jamais entendu ces phrases là. Alors, il souffre son cœur.
Que sait-elle faire d'autre qu'être maman ?
Son métier d'institutrice ? Sans doute, mais elle ne travaille plus. Elle est malade depuis plus de huit ans maintenant.
 Inapte au travail... Inapte à l'amitié : les seules amies qu'elle a sont ses meilleures amies de lycée pour l'une et d'Université pour l'autre. Et elles aussi sont loin, Normandie et région parisienne.
Elle a bien un homme dans sa vie, mais elle ne veut pas vivre avec lui. Lui imposer sa maladie au jour le jour ? Non ! Et puis elle est persuadée que les hommes et les femmes ne devraient pas vivre ensemble et que c'est le pire "tue-l'amour" qui soit.
Durant huit ans, elle en a fait des séjours dans les hôpitaux, les centres de rééducation... Sur huit ans, elle a vaguement calculé qu'elle y a passé deux ans.
Et bientôt elle y retourne, à l'hôpital. Le 13 septembre. Quelle ironie, elle sera hospitalisée à Montpellier, là où sa fille habitait avant de partir en Alsace !
C'est une chronique bien ordinaire que je vous raconte là. Et il y a tellement pire comme situation !
Elle en est consciente bien sûr, elle ne veut pas inspirer la pitié. Elle raconte sa vie, sa peur de l'avenir, son questionnement ...
Pourquoi raconter cette histoire si banale ? Peut-être parce que dans sa vie, il y a tout de même quelque chose de positif. Ce sont ses amis virtuels, ceux là même qui viendront lire son texte. Il y en a avec lesquels elle a longtemps parlé au téléphone, pas pour se plaindre ; pour parler de tout et de rien, pour rire un peu, sourire beaucoup et trouver un peu de légèreté à sa vie.
... Sa vie si banale, la vie de Madame "Tout-le-Monde"...

 Texte et photos (sauf "grossesse") de Marie B.

Photographies d'enfance par Didier Massé
(dont je vous parlerais très prochainement)

Tendresse
Charly
Voiliers
Petite fille perdue au carnaval
Toutes ces photographies sont sous copyright, 
merci de ne pas les utiliser 
sans l'accord de leur auteur, ainsi que pour le texte.

mardi 1 décembre 2009

Notre "empreinte permanente" . . .

Nous sommes né(e)s nu(e)s et nous mourrons de la même façon.
Entre les deux extrémités, il y a notre vie. Une vie où nous allons faire des apprentissages, des expériences, des découvertes... Il y aura des changements multiples dans notre existence. Et cependant, si l'on veut bien se mettre à réfléchir, nous nous rendons compte que certaines choses perdurent : de l'enfance ou de l'adolescence jusqu'au bout de notre vie.
C'est ce que j'appelle notre "empreinte permanente". J'ai donc fait la petite liste (non exhaustive) de ce que j'ai aimé et découvert du temps de mon enfance ou de mon adolescence et que j'aime toujours autant, et que je pense aimer jusqu'à ma mort.
Revue de détails :

Mon parfum fétiche, Coriandre. Découvert à l'adolescence, et que je porte encore. C'est le parfum de mes premiers amours, premiers rendez-vous, premiers émois, et Ma Première Fois...

Tarte aux fraises ! Un grand symbole pour mon frère et moi. Découverte de ma petite enfance (depuis que j'ai des dents !) et qui revient à chaque mois d'avril pour envoûter mes papilles, et celles de toute la famille et ami(e)s réunis.
C'est maman qui en a fait le symbole de nos anniversaires, à mon frère et moi. Nous sommes tous les deux nés en avril et maman nous a toujours fait une tarte aux fraises pour fêter nos anniversaires. Une tradition qui vient de loin et qui perdure ... J'adôre ! Cela m'aide désormais à oublier qu'un anniversaire, ce n'est pas seulement un an de plus, mais c'est aussi - et surtout - un moment d'amour et d'amitié autour d'une superbe tartes aux fraises.

J'ai toujours aimé les animaux. Depuis toute petite... Chaque Noël, chaque anniversaire, je demandais un livre sur les animaux. J'étais passionnée par les documentaires animaliers, mais je pleurais quand une "grosse bête" dévorait une "petite bête". Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi il fallait qu'une belle antilope se fasse dévorer par un lion... Et puis bien sûr, un jour j'ai compris. Je voulais plus que tout devenir vétérinaire.... jusqu'au moment où j'ai appris avec horreur qu'un vétérinaire devait parfois piquer des chiens ou des chats ou autre espèce, pour les tuer ! Dans ma tête d'enfant, un vétérinaire ne pouvait pas donner la mort aux animaux ; il se devait de les sauver coûte que coûte !
Je ne suis pas devenue vétérinaire, je suis institutrice et je n'ai pas encore tué mes élèves, une espèce bien à part et passionnante à côtoyer ...

Mon amour pour les oiseaux est bien sûr la continuation de mon amour pour les animaux. Disons qu'en grandissant, je me suis en quelque sorte "spécialisée". Voici un magnifique geai bleu. Il a deux caractéristiques qui me font l'aimer... c'est d'être un oiseau... bleu ...

Mon attirance pour le bleu n'est plus un secret. Même mon pseudo contient le mot bleu ! Je crois que la première fois que j'ai exprimé cet attrait a été quand papa a ramené à la maison un gros catalogue de papier peint.
Il fallait refaire ma chambre. Je n'étais encore qu'une enfant de moins de six ans. Et j'ai choisi sans hésiter un superbe papier bleu ciel avec des marguerites blanches.
Plus de quarante ans après, j'ai toujours un échantillon de ce papier dans les tiroirs de ma commode. Maman avait utilisé les chutes de ce papier peint pour en revêtir les tiroirs de nombreux meubles de la maison... Souvenir souvenir ...
A la suite de ce premier choix, j'ai toujours choisi le bleu dès que j'en avais l'occasion, et pour n'importe quel objet ou utilisation. Et je sais pertinemment que ça sera jusqu'à ma mort !

La famille ! Quels mots pourrais-je employer qui soient assez forts pour exprimer à quel point la famille est importante pour moi... J'ai suffisamment vécu pour savoir combien il est dur de perdre un proche. On a beau dire que "c'est dans l'ordre des choses", je n'arrive pas à m'y résigner. Mon papa est parti alors qu'il n'avait que 60 ans. C'est la plaie la plus douloureuse que j'aie pu subir. Mais ce qui m'est difficile aussi, c'est de rendre le quotidien de mes proches souvent pénible, du fait de ma maladie.
Mais j'aime et je suis aimée. J'ai deux enfants très gentils, une maman exceptionnelle, et un frère que j'admire et que je chéris, sans oublier mes deux neveux qui grandissent si vite et qui sont adorables avec leur tata "loulou" ! Et puis un peu plus loin (géographiquement), j'ai un oncle et toute une famille qui me soutient aussi.
Voilà, sans la famille, je ne sais pas si mon envie de vivre serait aussi forte.
Actuellement en centre de rééducation, c'est pour eux que je me bats ! Je veux être sortie d'ici pour Noël, et je suis prête à tous les efforts pour cela.

Faire rire ! J'ai toujours été le clown partout où je suis passée. Que ce soit à l'école, même en maternelle, et durant toutes mes études ! Même dans mon travail, j'étais toujours le clown de service. J'aime faire naître le rire, voir des visages s'épanouir, des sourires se dessiner. J'ai retrouvé pas mal d'anciens camarades par l'intermédiaire d'internet. Et à chaque fois, on me rappelle des anecdotes où j'ai fait le clown, ou plutôt l'andouille ! Et parfois j'étais prise sur le fait par un prof et je me retrouvais au mieux à la porte et au pire collée. La maladie a un peu modifié la donne. Je n'ai plus trop l'envie de faire rire. Mais ça reviendra peut-être. C'est tellement ancré en moi !
La lecture est pour moi aussi important et vital que le boire et le manger. J'ai choisi quelques exemples d'écrivains qui m'ont appris à aimer les livres. Des écrivains qui m'ont ouvert grand les portes de l'évasion par les mots. Et j'en ai vécu des aventures grâce aux livres, j'ai été des milliers de personnages, j'ai vécu tout autant de vies, et je suis allée très loin...
Le premier grand écrivain, dont j'ai parcouru toute l'œuvre avec la gourmandise de l'adolescence, est Émile Zola. Je ne serais pas qui je suis si je n'avais pas lu tout Zola à cet âge de la vie où l'on se construit. Zola est toujours présent dans ma vie. Il est sur la plus haute marche du podium.
Plus jeune, j'ai lu - comme beaucoup d'enfants de ma génération - les livres de la Comtesse de Ségur. Et l'illustration que j'ai choisie est celle des "Mémoires d'un âne". Ce livre m'a fait pleurer. Les malheurs de Cadichon me fendaient le cœur. J'ai été maintes fois tentée de relire la Comtesse de Ségur, mais j'ai bien trop peur d'être déçue.
Enfin, Pearl Buck m'a enchantée avec ses récits venus d'Orient, cet exotisme fascinant, ses histoires d'amour contrariés et/ou exaltés... J'étais déjà passionnée par l'Asie, puisque j'ai un ancêtre qui vient de là-bas... Alors je m'identifiais aux femmes qui vivaient dans les pages des livres de Pearl Buck. J'ai connu les débordements du cœur au travers de ses livres, et bien avant de les connaître dans ma chair !



Il est aisé pour moi d'enchaîner avec mon intérêt pour l'Asie, pour l'hindouisme et pour le bouddhisme. Ceux qui connaissaient mon blog sur Orange se souviennent peut-être des articles que j'avais écrit sur l'Inde. Et également sur l'histoire du Bouddha en bois qu'un grand-père avait sculpté pour moi. Cette passion est toujours en moi, et ce depuis l'enfance.
A chaque étape de ma vie, celle-ci s'est manifestée différemment. J'ai pratiqué les Arts Martiaux (kung-fu) à un haut niveau au sortir de l'enfance. A l'adolescence, je disais que j'étais bouddhiste. J'ai lu tout un tas de bouquins, des sérieux et des livres écrits par des charlatans (qui enseignaient comment sortir de son corps pour laisser son "corps astral" se balader dans l'espace au bout d'un cordon !). Maintenant, j'aime toujours l'Asie. Mais je cherche la sagesse. Apprendre à mieux me connaître et à accepter ce qui m'arrive. L'Art asiatique est également un centre d'intérêt pour moi. Quand j'habitais Paris, dans les années 80/90, le Musée Guimet était une annexe de chez moi. Un musée peu connu mais qui vaut largement le détour ! Les Parisiens pourront dire si ce musée n'est pas fermé, et si c'est toujours aussi calme de se promener dans ses salles.

J'ai été amoureuse de Maxime Le Forestier et surtout de cette photo là, sur l'album que j'écoutais des dizaines de fois par jour quand j'étais ado. C'est un artiste que j'apprécie toujours. Mais j'ai passé l'âge d'être amoureuse d'un chanteur !
Quand j'étais à la maison, enfermée dans ma chambre, je passais mon 33 tours sur mon tourne-disque (Mon Dieu, j'ai l'impression que c'était la préhistoire !) sans arrêt. Et je le mettais si fort que toute la maison en profitait. Cela rendait maman hystérique... Et j'écoutais surtout la chanson "Mon frère", où Maxime explique qu'il aurait aimé avoir un frère et il raconte ce qu'il aurait fait avec lui.
Un jour, la petite goutte a fait déborder le vase et maman est arrivée dans ma chambre, elle a pris mon disque, elle l'a cassé en deux et m'a dit : "Mais tu en as un de frère, toi !!!". J'étais horrifiée. MON MAXIME cassé, perdu pour toujours. C'était horrible. J'ai pleuré des torrents de larmes...
Dès le lendemain, maman m'a racheté le disque. J'ai pris le 33 tours dans la pochette neuve, et je l'ai mis dans la "vieille" pochette. Malgré tout, j'avais l'impression que ce n'était pas pareil, qu'il me manquait quelque chose...

Photographie de Dominick Clos

J'ai tant aimé le lilas de mon jardin quand j'étais encore chez mes parents, et à chaque fois que je revenais à l'époque de la floraison ! Maman me faisait de magnifiques bouquets et ma chambre embaumait. Le lilas reste une fleur que j'adore et dont le parfum me permet de faire un voyage dans le passé...
Photographie Galileo

Aucun de mes lecteurs, même occasionnel, ne peut ignorer mon amour pour la mer. Il est inconditionnel. De toutes les saisons... Quand j'étais toute petite, que je marchais à peine, il ne fallait pas me quitter d'un œil car je filais droit vers les vagues. Je n'ai absolument pas changé. C'est une attirance magnétique contre laquelle je ne peux lutter !

Enfin, dernier élément de mon "empreinte permanente", c'est l'insolence ! J'ai été, je suis encore parfois, et je serai jusqu'au dernier jour, une insolente ET une inconditionnelle de ceux qui pratiquent ce "sport". C'est un peu pour moi un synonyme de liberté. Mais attention, pas l'insolence qui fait mal, qui se moque ... Non ! Plutôt une insolence joviale, impulsive, qui dénote une joie de vivre, qui refuse les contraintes, l'autorité. Je l'avoue, je suis insolente et je le revendique.
Allez, à vous maintenant de faire votre "empreinte permanente". Pourquoi ? Et bien parce que cela vous permettra de réfléchir à qui vous êtes réellement, que vous réaliserez si vous avez beaucoup changé dans vos goûts et centres d'intérêt depuis l'enfance ou l'adolescence... J'ai bien aimé faire ce voyage intérieur. C'est amusant et instructif.
J'espère que vous prendrez du plaisir à me lire, et que vous aurez envie d'en faire autant. Je suis toujours bloquée dans mon placard, mais si vous faites cette petite introspection, dites-le moi dans les commentaires, et dès que je sortirai du centre de rééducation, je me précipiterai sur votre blog pour vous lire.
Prenez soin de vous et merci pour vos messages d'encouragement...