Didier Massé, dont j'ai commencé à vous parler, est un photographe qui photographie avec le cœur. Rien ne saurait mieux le désigner. Il est d'une grande sensibilité, tant artistique qu'humaine.
Il faudra bien plus d'un article pour faire le tour de son travail. La palette de ses sujets est très étendue. Et comme il fallait bien commencer par quelque chose, j'ai eu envie de me faire plaisir. J'ai choisi, comme première approche, de vous montrer des façades fleuries et surtout, des fenêtres fleuries. Bien sûr, vous qui me connaissez, vous ne serez guère surpris de mon choix.
Mais avant toute chose, laissons la parole à Didier. Voici comment il se présente sur
son blog "Clichés a-Massé-s" :
J'habite le Vexin Français dans le Val d'Oise à Ennery, situé dans le Parc Naturel du Vexin.
Ma passion pour la nature m'a poussé à la pratique de la photographie pour pouvoir mémoriser la campagne, la montagne ou le bord de mer. Ainsi, j'aime photographier les arbres, les fleurs, les animaux, l'insecte qui butine une marguerite, l'escargot rampant sur une pierre, une rose saisie par la première gelée... L'empreinte de l'homme aussi, quand il ne défigure pas cette nature si fragile : un promeneur dans un sous-bois enneigé, une fenêtre ouverte où le soleil éclairé des cactus posés sur le rebord, une route verglacée...
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| Les deux frères |
Mon point de départ, ce sont les photos de Didier et j'ai cherché des textes qui pourraient les accompagner.
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| Façade aux chrysanthèmes |
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| Façade aux plantes vertes |
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| Façade fleurie |
"Les maisons mêmes semblent se tortiller et vous inviter, avec leurs fenêtres fleuries, aux regards complices, tentateurs. Elles ont des expressions, des allures d'auberges campagnardes de bon aloi, ou de presbytères épicuriens [...] On s'attend à en voir sortir une dame ronde, bien apipodée, à la bouche bourrée de bonnes et douces phrases, faisant miroiter ses trésors culinaires.
Parfois aussi, on imagine un bon curé jovial, à l'air paillard, en surgir, vous invitant à vous laisser prendre en main pour évacuer les désordres de votre âme [...] Elles chantent, ces fenêtres, des chansons permanentes qui conviennent tout à fait à cette campagne [...] Cette campagne qui chante elle aussi, dans ses champs, ses herbes, ses vignes, ses petits troupeaux de vaches ou de moutons, dans ses odeurs douces ou violentes, ses bruits, sa terre voluptueuse en attente d'être fécondée, ou jouissant de ses fruits qu'elle expulse et expose largement..."
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| Printemps dans le Vexin |
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| Perles de pluie sur une fleur d'oeillet |
La semaine des enfants : magasin d'images et de lectures amusantes (1862)
"Chacune de ces familles avait établi devant sa fenêtre une caisse remplie de terre dans laquelle croissaient un rosier et quelques autres plantes. Un jour l'idée leur vint de placer les caisses sur la gouttière de manière à former entre les deux logements comme un vrai parterre de fleurs.
C'était charmant à voir. Les fleurs débordaient des caisses et les rosiers, après avoir encadré les fenêtres de leurs tiges fleuries, s élevaient entre elles comme un frais et gracieux berceau. C'est à l'ombre de cette verdure et de ces fleurs que les deux enfants venaient souvent s'asseoir sur de petites chaises et se livrer à leurs jeux.
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| Différentes façades fleuries |
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| Mur aux campanules |










