Via Flickr :
Photo participant au concours "Photos des villes et des hommes".
Merci de voter pour moi à cette adresse :
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ou, si le premier lien ne fonctionne pas :
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Vous pouvez voter chaque jour jusqu'à la fin du concours. Le votant peut voter pour autant de photos qu'il le souhaite, dans la limite d'un seul vote par photo et par jour, et ce jusqu’au 16 novembre 2012.
Il y a des lots à gagner également pour les votants !
Merci beaucoup à ceux qui ont déjà voté, à ceux qui le font chaque jour et à ceux qui voteront !
vendredi 19 octobre 2012
Concours photo : Votez pour moi !
jeudi 17 mai 2012
Retour vers le passé : suite et fin
| Mamie catalane devant chez elle (ça ne s'invente pas !) |
Pour résumer mes propos du premier chapitre, après une mise en invalidité et une "traversée du désert", je me retrouvais avec un début de manuscrit terriblement banal et mal écrit que je devais corriger. Officieusement, la maison d'édition m'avait également demandé de reformuler des passages entiers bourrés de contradictions, de fautes de syntaxe, de grammaire et de répétitions...
J'ai pris ce boulot très à coeur même si j'avais l'impression d'avoir entre les mains une (trop) longue dissertation écrite par un élève médiocre de CM2.
Comme on ne s'improvise pas correctrice de manuscrit, j'avais acheté plusieurs petits bouquins indiquant les règles principales de typographie.
C'est beaucoup plus complexe que l'on croit. Ce n'est pas comme une copie d'élève que l'on annote en rouge...
Enfin bref, je me suis lancée à fond dans cette correction en réécrivant les deux tiers du texte.
Quand j'ai eu terminé cet "essai", je l'ai renvoyé à la maison d'édition et j'ai attendu impatiemment leurs commentaires.
Ils étaient très contents. Et pour cause, je venais de leur corriger une centaine de pages gratuitement (puisque c'était pour me tester) et pratiquement de réécrire la totalité du texte.
La maison d'édition a donc accepté que je corrige la totalité du "bouquin" (difficile d'appeler ça un bouquin...) mais m'a demandée de me déclarer auto-entrepreneur.
J'étais d'accord, à condition d'avoir la certitude que j'allais devenir une de leur correctrice attitrée. Mais ils ont refusé en m'expliquant qu'ils avaient déjà des correcteurs et qu'il leur était impossible de me garantir quoi que ce soit.
Pour faire court, j'ai donc corrigé cette centaine de pages, acheté des bouquins spécialisés et tout cela pour rien ! Ils n'ont même pas voulu me rembourser les frais de port pour l'envoi du manuscrit corrigé !
Quelle désillusion !!!
Mais il n'était pas question de me laisser abattre. Même si les problèmes de santé ne me laissaient aucun répit, je ne voulais pas accepter d'être mise à la retraite à moins de 50 ans. Sans compter que financièrement, vivre avec 1000 euros par mois quand on a des enfants qui continuent leurs études, c'est impossible !
| Homme seul à Céret |
Et puis j'ai trouvé un site sur internet, alors que j'intensifiais mes recherches pour trouver un vrai boulot de lectrice/correctrice.
Il s'agissait d'écrire des textes à la commande, sur tous les sujets possibles et imaginables !
Pour s'inscrire sur ce site, j'ai passé un test d'écriture sur un sujet imposé. Les auteurs étaient "notés" de 2 à 4 étoiles.
2 étoiles pour un auteur de niveau moyen.
3 étoiles pour un auteur de bon niveau.
4 étoiles pour un très bon auteur.
(Il existe aussi 5 étoiles mais même un écrivain confirmé ne peut obtenir 5 étoiles lors du test de sélection. Il faut faire ses preuves sur le site).
| Thuir |
J'ai eu la chance de pouvoir choisir un sujet qui me passionnait : mon village et tout ce qui fait son charme.
Je vous livre ici ce texte :
" Thuir est un joli village des Pyrénées Orientales, idéalement situé dans la plaine du Roussillon, entre mer et montagne.
Cette cité est un haut lieu de tourisme par la présence des caves Cusenier où l'on fabrique le fameux Byrrh depuis 1827. Il faut souligner que l'on y trouve la plus grande cuve en chêne du monde. Elle mesure dix mètres de hauteur ! Elle contient bien évidemment du Byrrh, ce vin doux naturel réputé, qui est sans doute moins consommé et connu de nos jours, mais qui a été très apprécié au 19ème et ceci jusqu'au milieu du 20ème siècle.
Mais il serait dommage de résumer Thuir à cette attraction certes impressionnante, mais qui ferait presque oublier le charme du village.
A l'entrée de Thuir, se trouve une très jolie chapelle, construite lorsque la peste noire frappa les habitants au Moyen-Âge. Cette petite chapelle fût alors érigée par les croyants pour demander à Dieu de bien vouloir les épargner. Elle se trouve un peu en retrait du village.
Une grande et massive église est située, par contre, dans le coeur du vieux Thuir. Ce n'est pas tant l'architecture extérieure qui attire le regard mais plutôt ce que l'on trouve entre ses murs. En effet, à l'intérieur de l'église Notre-Dame de la Victoire, on découvre un retable dans le pur style baroque et surtout la sculpture d'une vierge noire (elle est en plomb) qui donne son nom à l'église : La vierge de la Victoire.
Quand vous êtes aux alentours de l'église de Thuir, vous pouvez vous promener et partir à la découverte du passé.
En effet, un peu partout dans le centre du village et jusqu'à la Mairie, vous pourrez admirer des vestiges de l'ancien mur qui protégeait la Cité médiévale. De même, certaines tours qui permettaient aux guetteurs de surveiller la plaine, existent encore. Parfois presque entières comme à côté de la mairie, où se trouve le Musée des Arts et Traditions populaires, ou bien seulement des vestiges. Certaines maisons prennent d'ailleurs appui sur l'ancienne enceinte. La porte de la ville a été restaurée en l'an 2000.
Cette restauration très réussie, donne un cachet supplémentaire à Thuir et permet aisément d'imaginer ce que pouvait être le village au Moyen-Âge.
Bref, une promenade à pied vous permet de découvrir bien des merveilles. Inutile de vous encombrer d'une voiture qui ne pourra de toutes façons pas emprunter certaines rues, à sens unique ou piétonnes, ou encore beaucoup trop étroites pour y circuler !
Mais Thuir n'est pas centrée uniquement sur le passé. C'est une cité extrêmement dynamique et en plein essor. Il y fait bon vivre toute l'année.
Vous trouverez une bonne trentaine d'associations en tout genre qui vous permettront d'occuper votre temps libre, et celui de vos enfants.
Il y a du sport, du théâtre, de la danse, de l'informatique, des cours de catalan, et tant d'autres activités proposées !
Le point fort de l'année, sur le plan culturel et animations, est en été.
Il ne faut pas oublier que la région Languedoc-Roussillon draine un nombre considérable de touristes, venus pour la plupart profiter des nombreuses plages et du généreux soleil estival.
On trouve des animations là encore pour tous les âges et pour tous les goûts. Thuir devient - de juin à septembre - une galerie de sculptures à ciel ouvert. Certaines sont d'ailleurs restées à demeure pour enrichir encore davantage le patrimoine local.
Au mois de juillet, vous avez "Les diades Catalanes". Ce sont trois jours de festivité où s'exprime la culture catalane : à travers la cuisine, par sa cargolade géante (cuisson d'escargots sur des grilles au-dessus d'un feu de bois), des spectacles pyrotechniques, défilé de géants etc.
Au début du mois d'août, les jeunes (et les moins jeunes aussi) viennent en nombre au festival de la pelouse. C'est un festival en plein air, nocturne, où plusieurs groupes de rock se succèdent et ceci jusqu'au bout de la nuit ! Un véritable rendez-vous pour la jeunesse du département, et pour les vacanciers qui le souhaitent.
Puis s'enchaînent les "Nuits d'août" avec trois jours de spectacle, avec souvent des chanteurs connus et/ou des humoristes, bref un menu concocté pour faire plaisir à tous.
Vous l'aurez compris, Thuir est un lieu où il fait bon vivre, où il fait bon s'arrêter, un endroit qu'il ne faut pas manquer si vous passez alentours. Un endroit qui, à lui seul, vaut le déplacement.
Et depuis Thuir, vous pourrez toujours rejoindre Perpignan, à une vingtaine de kilomètres de là ; aller vous baigner à Canet ou à Saint-Cyprien, à 25 kilomètres. Ou bien encore faire une escapade à la montagne à Matemale par exemple, où un superbe panorama et un plan nautique très bien équipé vous attendent... à 70 kilomètres environ ; ou à Font-Romeu, approximativement à la même distance.
Enfin, n'oubliez pas que vous êtes aux portes de l'Espagne : Figuères et le merveilleux musée Dali se trouvent à une cinquantaine de kilomètres de Thuir.
Voilà un très petit aperçu de ce que le village de Thuir, dans les Pyrénées Orientales, peut vous apporter. Ceci étant bien sûr une liste non exhaustive de tous ses charmes."
| La glycine de l'école maternelle à Thuir |
| Fenêtre pimpante à Thuir |
Voilà, grâce à ce texte, j'ai obtenu la note maximale de 4 étoiles. Je n'étais pas peu fière je l'avoue.
J'ai donc commencé à écrire des textes qui étaient payés 1,2 cents par mot.
Bien sûr, les clients fixent une "fourchette" avec un nombre de mots minimum et un nombre maximum à écrire. Tout mot en sus du nombre maximum indiqué n'étant pas payé.
Au départ, c'était fastidieux. J'écrivais beaucoup de textes pas vraiment passionnants, qui rapportaient peu et qui, souvent, demandaient beaucoup de recherches.
Voici quelques exemples :
- Texte sur le forex
- Sur les accessoires automobiles (voir tout en bas de la page)
- Sur les assurances au Canada (c'est ainsi que j'ai appris que le mot "malus" au Canada se disait "pardon d'accident", ce que je trouve nettement plus amusant même si la finalité reste la même !)
- Sur la décoration d'intérieur (j'ai écrit de nombreux textes pour ce site)
- Sur les bijoux (en bas de la page)
- Sur un hôtel de luxe
- Pour un site de voyance en ligne (là aussi j'ai écrit beaucoup d'articles)
- Sur la stratégie au poker (alors que je n'avais jamais joué au poker !)
- Sur la photographie : inutile de vous dire que c'est ce thème qui m'a le plus inspirée et que je me suis vraiment régalée avec les quelques articles écrits pour ce photographe talentueux.
| Ornement de façade à Perpignan |
Je pourrais continuer ainsi puisque j'en suis à environ 160 textes écrits...
Au bout d'un moment, je pense que j'avais déjà envoyé une cinquantaine de textes, je suis passée auteur 5 étoiles.
C'était une étape importante, non seulement pour mon ego mais aussi pour mon porte-monnaie puisque j'étais désormais payée 4 cents par mot.
Et puis j'étais la première en France que le site acceptait comme auteur 5 étoiles car il n'existe pas depuis très longtemps dans notre pays. C'est un site dont le siège est en Allemagne et qui fonctionne là-bas depuis longtemps.
Par la suite, j'ai eu des clients réguliers qui acceptaient de me payer davantage (7 cents par mot) pour que je continue à travailler pour eux.
Précisons en effet qu'il existe deux formes de commandes pour ceux qui désirent un texte : soit la commande est mise sur une page où chaque auteur (du moment qu'il a le niveau demandé par le client) peut choisir son texte ; soit la commande est passée directement auprès d'un auteur particulier. Et là, c'est à l'auteur de fixer son prix.
Le site prend bien sûr une commission au passage. Par exemple, quand je suis payée 7 cents par mot, le site facture 9 cents au client.
Durant tout ce temps, je n'oubliais pas mes photos et j'alimentais régulièrement mon site sur Flickr avec de nouvelles images.
J'ai été contactée également par une maison d'édition de livres scolaires pour participer à un projet de site de soutien scolaire en ligne. J'ai écrit toute la partie CP.
Et puis il y a un an, j'ai reçu un mail en anglais dans ma messagerie sur Flickr. J'ai réussi à comprendre, grâce à mon anglais de base et à google traduction, qu'une grosse société américaine, spécialisée dans la mise en ligne de locations de vacances dans le Monde entier, avait apprécié en particulier ma galerie sur Thuir, toujours sur Flickr, et me proposait de faire des photos pour elle.
Ma joie était indescriptible ! J'allais enfin pouvoir gagner de l'argent grâce à ma passion pour la photo.
| La ferme du bonheur à Argelès |
Effectivement, j'ai commencé à recevoir des "missions photos". Je dois photographier des locations de vacances que des particuliers mettent en ligne sur le site d'Airbnb. Je suis payée par le site (dont le siège est aux États-Unis) et ainsi, j'offre la garantie aux futurs vacanciers que ce qui est décrit sur l'annonce qui les intéresse est bien conforme à ce qu'ils voient sur mes photos (et donc à la réalité !).
Ainsi, pas de mauvaises surprises où une "vue sur mer" se trouve par une fenêtre des toilettes sur lesquelles il faut monter pour apercevoir un bout de plage !
Je travaille essentiellement sur les Pyrénées-Orientales mais aussi sur le Sud de l'Aude. Et c'est passionnant, j'adore ça !
Et pour moi qui m'était enfermée dans ma solitude, cela m'a obligée à sortir et à aller à la rencontre des gens.
Voici quelques exemples de shooting que j'ai réalisés, mais ne faites pas attention à la surexposition des photos. Je ne sais pas si c'est un critère esthétique propre aux Américains, mais il me faut toujours faire des photos extrêmement lumineuses, que j'estime personnellement surexposées, et en format paysage. De même, il faut éviter le flash, ne pas prendre les toilettes et quelques contraintes dans ce style... Mais je suis tout de même extrêmement libre. Et c'est vraiment appréciable. Donc si vous trouvez ces photos surexposées, vous avez raison, mais c'est pour répondre aux critères imposés (dernière chose, les photos que je prends sont estampillés "Airbnb.com, verified photo". Ce qui permet de distinguer les clichés pris par le propriétaire et ceux du photographe mandaté.) :
... et bien d'autres encore ! A chaque fois, je me régale et je fais bien entendu des photos pour mon propre compte. Comme à Céret, où j'ai pris plaisir à me perdre dans les petites rues autour de l'église...
| Au large de Collioure |
Grâce à cette expérience, qui dure déjà depuis plusieurs mois, j'ai pu aussi être "photographe du Père Noël" en décembre ! C'était une animation dans les supermarchés de la région. Les enfants venaient voir le Père Noël et j'immortalisais ce moment. Sympa mais crevant !
J'ai eu également la chance de gagner un concours photo dans le supplément magazine du Monde qui paraît en même temps que l'édition du samedi.

Voilà un peu le résumé de cette dernière année, durant toute cette période où je n'ai rien publié ici, sur mon blog.
Je suis également sollicitée pour que mes photos illustrent des articles...
Flickr est une véritable vitrine de mon travail, et c'est grâce à ce site que j'ai été contactée à plusieurs reprises.


Je ne veux pas faire ici étalage d'une certaine réussite mais simplement démontrer que même si vous êtes mis à la retraite pour invalidité, comme cela m'est arrivé en septembre 2010. Même si vous êtes malade, fatigué, si vous manquez d'espoir et d'envie, et bien il est toujours possible de continuer à avancer.
Désormais, je vois cette mise à la retraite forcée comme une véritable chance. Je ne regrette plus mes années d'enseignement ! J'accepte quelques rares fois de donner un cours de soutien, mais je veux tourner définitivement la page.
Maintenant mon but est de devenir une véritable photographe.
Je souhaite photographier des moments importants de la vie des gens : des mariages, des communions, des Bar-Mitzvah, des bébés...
Je fais tout pour ça. Je distribue des cartes, j'en parle autour de moi... Je voudrais tellement m'épanouir dans cette passion !
C'est pour cette raison que j'alimente ma galerie Flickr chaque jour.
Mon regard a changé. Je ne vois plus rien de la même façon, même quand je n'ai pas mon appareil photo.
Je regarde les choses et les personnes avec un regard neuf. Je pense photo, je respire photo, je vis photo.
Pardonnez la longueur de ce discours mais, pour ceux qui me connaissent depuis longtemps et qui n'avaient pas eu de mes nouvelles, je tenais à vous expliquer tout ce qui était arrivé et qui avait complètement bouleversé ma vie.
Si vous êtes arrivés à cette dernière phrase, c'est que vous avez lu mon article jusqu'au bout et je vous en remercie infiniment.
| Dans une rue d'un quartier populaire de Perpignan |
| A Perpignan |
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vendredi 23 mars 2012
In Memoriam
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| Un beau bébé de 1936, habillé en fille comme cela se faisait à l'époque |
Il y a seize ans aujourd'hui, le samedi 23 mars 1996, mon papa nous quittait.
Il venait à peine d'avoir soixante ans.
C'est un jour toujours plein de tristesse car on ne s'habitue jamais à l'absence d'un être aimé.
Je sais que les informations des derniers jours ont montré des scènes terribles de parents qui avaient perdu leur enfant.
Mais ce n'est pas parce que "c'est dans l'ordre des choses" de perdre ses parents que l'on peut se résigner pour autant.
J'avais encore tellement à lui dire ! Tant de moments à vivre avec lui...
Comment savoir qu'on a plus de temps à perdre pour dire "je t'aime" ?
Et comment le faire quand l'Amour est pudique, jamais tout à fait dévoilé et pourtant si présent ?
Cependant j'ai malgré tout pu lui dire au moins que je l'aimais, même si je n'ai parlé qu'à son enveloppe charnelle. Mais étrangement, j'ai été apaisée de pouvoir être près de lui au funérarium.
Il faut dire qu'il est parti très vite, sans peut-être même réaliser et son visage était serein. Il a été victime d'un infarctus foudroyant.
Je l'ai trouvé beau. Mais c'était étrange car je l'ai toujours connu avec ses lunettes qu'il ne quittait que pour dormir. Et j'ai demandé à maman pourquoi il n'avait pas ses lunettes.
Cela peut paraître idiot a posteriori, mais c'est ce que j'ai pensé sur le coup ; qu'il avait besoin de ses lunettes ! Cela prouve bien l'état dans lequel on se trouve dans ces moments douloureux, dans une sorte de déni de la réalité...
Il a toujours été en bonne santé. Enfin plus exactement, il ne s'écoutait pas. Hélas il fumait beaucoup et avait une toux chronique qui devait bien fatiguer son coeur.
De toute sa vie, il a été absent au travail uniquement quand il a eu une pneumonie.
C'était un homme discret qui ne disait jamais de mal sur personne. Ses passions étaient le jazz New-Orleans (Louis Armstrong, Sydney Bechett etc.), sa collection de timbres et celle de minéraux.
Je me souviens qu'il a pleuré quand on a appris le décès du grand Louis.
Je me souviens aussi avoir eu l'autorisation exceptionnelle de me coucher très tard pour regarder le premier homme marcher sur la lune.
Je pense que je m'étais endormie sur le canapé mais nous étions rien que tous les deux et c'était un instant magique, alors que je n'étais qu'une petite fille.
J'allais à la pêche avec lui. J'avais une petite canne à pêche pour enfant et même s'il ne parlait pas beaucoup, il me suffisait d'être près de lui pour être heureuse.
Il m'a appris à écouter vraiment la musique, en m'expliquant qu'en fermant les yeux, on entendait bien mieux.
A l'adolescence, nous nous sommes opposés mais c'était bien normal.
J'ai des centaines d'autres souvenirs de lui mais je ne peux ici tous les exposer.
Aujourd'hui, j'ai seulement envie de l'évoquer, lui, mon papa.
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| Un enfant unique, un peu triste et renfermé |
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| Papa pour la première fois, c'est moi dans ses bras. |
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| Il n'aimait pas la plage, mais il faisait un effort pour moi. |
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| Mon papa à gauche, mon grand-père maternel à droite et moi au milieu ! |
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| Il n'était jamais le dernier à faire des farces ou à s'amuser. |
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lundi 19 mars 2012
Retour vers le passé : 1er chapitre
| Poésie de rue à Céret (Pyrénées-Orientales) |
Il y a donc un an de cela, j'étais assez désespérée. Mes problèmes de santé ont fini par me conduire à être mise à la retraite pour invalidité. C'est difficile d'entendre un tel verdict. Surtout que j'aimais mon métier d'institutrice.
Je dis bien institutrice, pas professeur des écoles. J'étais une espèce en voie de disparition. Donc, une fois la sentence tombée, je me suis sentie bien mal.
Je me suis inscrite à cap emploi (l'équivalent de pôle emploi mais pour les personnes reconnues comme travailleur handicapé - je ne sais toujours pas si l'on peut dire travailleuse handicapée).
Mais le seul poste qui pouvait me convenir était un poste en télétravail. Travailler depuis chez moi, en organisant mes horaires de façon à ne pas cumuler trop de fatigue.
Avant cette retraite pour invalidité, j'avais travaillé un an pour le CNED. Mais sincèrement, même si malgré la distance j'arrivais à tisser des liens avec mes petits élèves, c'était difficile et au niveau de la pression morale, c'était comme dans le privé. Car il faut demander et obtenir trois ans de suite un poste pour que celui-ci devienne pérenne.
Je recevais une sacoche le jeudi et j'avais une semaine pour faire les corrections. Mais bien entendu, les corrections ne sont pas comme dans une classe ordinaire. Le seul moyen d'aider les enfants à bien évoluer est d'expliciter chaque erreur, de donner des conseils, d'indiquer des exercices à faire etc.
Quand je recevais un nombre raisonnable de copies, ça fonctionnait très bien mais une fois, j'ai dû passer 17 heures d'affilée à corriger !
Et quand les copies arrivaient au siège du CNED, elles étaient "épluchées" par d'autres correcteurs plus ou moins exigeants voire intransigeants qui demandaient parfois l'impossible.
J'avais donc la boule au ventre. Peur de ne pas réussir à renvoyer les copies à temps, peur de ne pas suffisamment donner de pistes de réflexion à mes petits élèves, peur de ne pas plaire à la personne qui supervisait mes corrections.
Donc, il est arrivé ce qui devait arriver... On m'a reconnue inapte physiquement à continuer d'exercer.
Bon, il faut dire aussi que cette année là, j'avais été hospitalisée et donc "absente". Ce qui faisait une surcharge de travail pour un autre correcteur ou correctrice.
A Cap emploi, on ne m'a laissé aucun espoir. Il n'y avait aucune entreprise qui embauchait en télétravail.
Il ne me restait plus qu'à me débrouiller toute seule.
J'ai réfléchi à ce que je savais faire et j'ai pensé que j'étais capable d'écrire ou de corriger ceux qui écrivaient.
| Poésie de rue à Céret (Pyrénées-Orientales) |
J'ai eu beaucoup de réponses négatives ou pas de réponse du tout, mais une petite maison d'édition m'a donné ma chance et m'a proposé de corriger les 100 premières pages d'un manuscrit. C'était une maison d'édition à compte d'auteur. C'est-à-dire que c'est l'auteur qui paie l'impression de son ouvrage et qui se charge de le vendre.
L'éditeur m'a fait comprendre que ce manuscrit avait été écrit par la fille d'un client qui possédait un grand nombre de supermarchés et que, probablement, si le livre était édité et que le client était content, l'éditeur pourrait en profiter pour vendre ses autres livres par son intermédiaire.
Il m'a également prévenue que le manuscrit ne valait pas tripette, qu'il y avait beaucoup de corrections à apporter mais surtout de la réécriture ! Il m'a demandé de ne pas hésiter à enlever des phrases, des paragraphes, pour les réécrire avec mes propres mots.
J'étais devenue ce qu'on appelle un "nègre". Ce mot n'a aucune connotation raciste. C'est le nom que l'on donne à la personne qui écrit à la place d'une autre, celle qui reste dans l'ombre, celle dont on ne verra jamais le nom nulle part.
Quand bien même... le challenge était intéressant et j'ai accepté. J'avais, dans cette période de grand doute, certainement quelque chose à me prouver et à prouver à mon entourage.
Non je n'étais pas dans l'incapacité de travailler, non je n'étais pas à la retraite et non je ne pouvais pas vivre avec 1000 euros par mois de retraite pour invalidité !!!
| Chat aux yeux bleus à Céret (Pyrénées-Orientales) |
C'est ainsi qu'avec un grand ami photographe (Didier Massé, dont je vous avais longuement parlé), nous avons décidé de quitter ce site.
Didier m'avait parlé de Flickr, un site de photo très convivial, ou chacun peut exprimer sa propre idée de la photo. On peut aussi participer à des groupes qui correspondent à vos centres d'intérêt. Je crois que les premiers groupes sur lesquels je me suis inscrite étaient dédiés au bleu (pas le fromage, la couleur !) et aux maisons : fenêtres (ma grande obsession), portes et façades...
Si vous avez envie d'aller y jeter un oeil, c'est ICI.
D'ailleurs, désormais, ce sont mes propres photos que vous verrez ici, sauf cas exceptionnel.
| Façade aux volets bleus à Céret (66) |
| L'église, le ciel (Céret dans les Pyrénées-Orientales) |
à suivre ...
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vendredi 9 mars 2012
Et les saisons passèrent, et de l'eau coula sous les ponts ...
... beaucoup de choses changèrent mais presque un an après, j'étais à nouveau là.
Plus tout à fait la même, pas tout à fait une autre et pourtant !
Je n'ai pas changé d'avis sur ma dernière demeure ni sur toutes les choses écrites sur le ton de la confidence tout au long de ce blog.
Mais c'est ma vie qui a changé. Et ma perception du Monde s'en trouve forcément modifiée.
Tout d'abord, laissez moi remercier mon ami GeOgre qui m'a écrit des commentaires réguliers sans jamais douter, sans jamais se lasser. Mais je ne répondais pas car je n'étais pas informée que des messages étaient encore déposés sur ce blog que je croyais mort et oublié.
J'ai découvert par hasard que, sous mon dernier article en avril 2011, il y avait de nombreux commentaires dont je n'ai pris connaissance que ce soir !
Ainsi donc j'ai décidé de recommencer à alimenter mon Monde bleu.
J'ai tant de choses à vous raconter.
Mais je ne le ferai pas ce soir. Je vous offre simplement quelques-unes des photos prises durant ces derniers onze mois où je n'ai pas écrit.
Et peu à peu, je vous expliquerai comment ma vie a changé.
Merci pour ceux qui, à l'instar de GeOgre, sont venus visiter ce blog que j'avais lâchement abandonné avec un article qui sonnait un peu comme un glas.
J'espère ne jamais vous décevoir.
Prenez soin de vous.
Quant à moi, je sais que 2012 sera à la fois bleue et blues.
Plus tout à fait la même, pas tout à fait une autre et pourtant !
Je n'ai pas changé d'avis sur ma dernière demeure ni sur toutes les choses écrites sur le ton de la confidence tout au long de ce blog.
Mais c'est ma vie qui a changé. Et ma perception du Monde s'en trouve forcément modifiée.
Tout d'abord, laissez moi remercier mon ami GeOgre qui m'a écrit des commentaires réguliers sans jamais douter, sans jamais se lasser. Mais je ne répondais pas car je n'étais pas informée que des messages étaient encore déposés sur ce blog que je croyais mort et oublié.
J'ai découvert par hasard que, sous mon dernier article en avril 2011, il y avait de nombreux commentaires dont je n'ai pris connaissance que ce soir !
Ainsi donc j'ai décidé de recommencer à alimenter mon Monde bleu.
J'ai tant de choses à vous raconter.
Mais je ne le ferai pas ce soir. Je vous offre simplement quelques-unes des photos prises durant ces derniers onze mois où je n'ai pas écrit.
Et peu à peu, je vous expliquerai comment ma vie a changé.
Merci pour ceux qui, à l'instar de GeOgre, sont venus visiter ce blog que j'avais lâchement abandonné avec un article qui sonnait un peu comme un glas.
J'espère ne jamais vous décevoir.
Prenez soin de vous.
Quant à moi, je sais que 2012 sera à la fois bleue et blues.
mardi 5 avril 2011
Ma dernière demeure (avant de mourir)...
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| Fenêtre bretonne de Didier Massé |
Si tant est que le choix se propose à moi, si je ne meurs pas foudroyée comme mon père, d'un infarctus en pleine force de l'âge, voici la fenêtre qui pourrait être celle de ma dernière demeure jusqu'au jour où la grande faucheuse viendra faire son oeuvre.
Cela ne m'angoisse pas car si je vis dans cette maison, ou plutôt cette cabane de pêcheur (plus côté de mes Pyrénées Orientales que de la Bretagne) c'est que mon rêve se sera réalisé.
L'ameublement sera chiche. De mon ancienne vie, il ne me restera que des souvenirs qui n'auront qu'une valeur sentimentale.
Le bracelet de naissance de ma fille
Le lapinou de mon fils. Celui qu'il a eu pour ses premières Pâques et qu'il a aimé jusqu'au tout début de son adolescence (et peut-être même encore un peu secrètement).
Et des photos. Et des lettres. Des lettres comme celles qu'on écrivait avant l'apogée d'internet. Les lettres que mon papa m'envoyait quand j'étais étudiante bien loin de chez moi. Les petits mots que maman m'écrivait après chaque dispute et qu'elle glissait sous ma porte, pour tenter de m'expliquer pourquoi elle s'était mise en colère ou pourquoi je l'avais blessée, combien elle se sentait impuissante devant ma maladie et que c'était cela surtout qui la mettait en colère. Les cartes que ma fille m'envoyait de colonies de vacances. Les petits mots que mon fils me laissaient sur la table de la cuisine avant de partir pour le collège puis le lycée. Quelques lettres d'amour, des hommes qui ont partagé ma vie...
Sans doute quelques fleurs séchées, des coquillages ramassés par les enfants pendant les vacances.
Quand ils étaient encore petits et que nous partions tous les trois en vacances...
Un caillou en forme de coeur trouvé par mon fils. Et toutes ces petites choses si précieuses à nos yeux mais sur lesquelles personne d'autre ne poserait son regard.
Il y aura peu de pièces. Juste une petite chambre pour moi, d'où je verrai la mer même depuis mon lit.
Et peut-être deux autres chambres pour recevoir mes enfants et mes petits-enfants à naître.
Les ami(e)s sont parti(e)s depuis bien longtemps. La maladie est la meilleure amie de la solitude.
Une cuisine toute simple, avec du carrelage bleu... en fait toute la maison serait bleue.
La salle de bain aussi, bien sûr. Un peu de confort dans la salle à manger/salon.
Et peut-être, si c'est possible, une petite cour devant la cabane. Et des chats qui ronronneront au soleil sur le muret bien chaud.
Un homme avec lequel je serai bien, mais qui n'habitera pas avec moi. Je garderai ma liberté jusqu'à la fin.
Mais il ira pêcher. Nous mangerons du poisson tous les jours, le midi et le soir. Et nous rirons en regardant l'horizon. Nous rentrerons et nous ferons l'amour avec tendresse, avec lenteur.
Il restera un peu, jusqu'à ce que nous ayons fini de parler et de nous caresser. Il ira dormir dans une cabane pas très éloignée...
Et puis la mer, son odeur, son bruit, sa douceur, sa fureur, sa couleur changeante. La mer omniprésente, omnipotente. Celle qui sera la Déesse que j'adorerai, que je prierai chaque matin et chaque soir.
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| Tombée de la nuit en Bretagne de Didier Massé |
Enfin, une nuit, une fois que je serai seule. Je sentirai le moment venir. Je fermerai les yeux, j'écouterai le chant des vagues qui roulent puis s'échouent sur le sable. Et ce sera terminé. La mer continuera à chanter, les chats à ronronner, mes enfants à être heureux, et mon homme à pêcher.
| Photo de Marie Bousquet |
| Photo de Marie Bousquet |
Texte de Marie Bousquet.
Merci de respecter la propriété intellectuelle et de ne pas utiliser tout ou partie de ce texte ou de ces photos sans l'autorisation écrite de leurs auteurs.
samedi 2 avril 2011
Découvert en me baladant sur le net
BIG BANG BIG BOOM - the new wall-painted animation by BLU from blu on Vimeo.
Prenez votre temps, la vidéo dure dix minutes. Mais elle vaut la peine d'être visionnée jusqu'au bout. N'oubliez pas de brancher vos enceintes.
Ne la regardez pas de trop près car au bout d'un certain temps, les mouvements saccadés peuvent donner un peu la nausée.
Ces précautions étant prises, n'hésitez pas, j'ai très envie de partager cette découverte avec vous et d'avoir votre avis !
Merci.
jeudi 24 mars 2011
Ma dernière demeure (avant de mourir)
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| Un cœur breton de Didier Massé |
Il y a bien trop longtemps, je vous avais longuement parlé d'un photographe de talent, et ami précieux : Didier Massé.
Je voulais alors faire un troisième chapitre sur ses photos mais son talent couvre tellement de domaines qu'il me serait impossible d'en faire le tour en quelques chapitres.
Par contre, j'avais mis de côté une photo en me disant qu'elle me servirait de base à un article.
Une seule photo de Didier Massé cette fois pour un seul article.
Mais un article un peu égoïste, qui vous parlerait de moi et non de lui.
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| Photo de Marie Bousquet et travail sur photoshop |
Depuis quelques mois, je suis dans une situation de précarité à laquelle je ne m'étais jamais préparée. En étant institutrice, je me voyais exercer ce métier que j'aime jusqu'à la retraite. Et puis la maladie est venue, les années ont passé sans apporter d'espoir d'amélioration, allant même en empirant.
Et me voici donc débarquée de la situation confortable de fonctionnaire pour celle de mise à la retraite pour invalidité.
A 48 ans, c'est difficile à digérer. Et puis même si je n'ai jamais roulé sur l'or, me voici maintenant avec une retraite qui dépasse à peine le seuil de pauvreté.
25 années données à l'administration et puis d'un seul coup, l'angoisse du lendemain.
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| Mur Hurlant de Marie Bousquet (photo et travail sur photoshop) |
C'est vrai qu'il y a toujours pire que soi. Est-ce une raison pour tout accepter et se résigner ?
Le gouvernement actuel mène une politique sociale proche du zéro absolu.
J'attendais une aide de 730 euros. Ce n'est peut-être pas énorme 730 euros mais ça dépanne bien, surtout quand c'est, à un poil près, ce que l'on a mensuellement !
Et bien, en évitant de trop vous raconter en détail, cette aide qui était une aide du rectorat a été supprimée. Mais qui le sait ? En-dehors des personnes qui attendaient cet argent, ou des services sociaux qui ne savent plus comment aider les gens ?
| Au 4 de la place Gabriel Péri de Marie Bousquet |
Un jour, ce sera la classe moyenne et la classe ouvrière qui descendront dans la rue.
Tout le monde est brutalement tiré vers le bas. Avec tout ce que cela implique.
Un fossé se creuse entre les plus riches et ceux qui ont toujours été, sont ou vont devenir pauvres.
| Homme entre-aperçu à sa fenêtre de Marie Bousquet |
Les denrées alimentaires vont augmenter tout comme l'électricité.
Les hommes politiques de droite se permettent de parler comme le FN, et la plupart d'entre eux ne veulent pas donner de consignes de vote.
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| Le guetteur des Hautes-Alpes de Marie Bousquet |
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| Bébé triste de Marie Bousquet |
Nous voilà dans un monde sans repère et sans espoir.
C'est étrange, au début je ne voulais pas du tout parler de cela. Je voulais vous montrer une certaine photo de Didier Massé, une photo qui aurait parlé de ma dernière demeure. Et puis je me rends compte que la sensation de précarité qui me hante m'a fait doucement dévier.
Je ne vous parlerai pas de cela aujourd'hui. Je n'en ai plus le cœur.
Mais j'ai repris contact avec vous. Et même si le propos n'était pas celui prévu au départ, il faut accepter les circonvolutions que ma plume
(clavier !) a prises.
Pour finir laissez-moi, en toute modestie, vous offrir quelques photos que j'ai faites ou sur lesquelles j'ai travaillé (et qui m'appartiennent).
A très vite, ami(e)s.
Bleu, toujours... (mais pas bleu Marine ( quel slogan de m.....!) le FN a souillé mon pseudo...). De toutes façons, moi c'est bleumarie.... Ne vous trompez pas !
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| Barque échouée à Tenerife de Marie Bousquet |
| Oiseau de mer et son reflet dans le port de Saint-Cyprien par Marie Bousquet |
Texte et photos régis par les lois sur la propriété intellectuelle. Ne pas emprunter l'un ou l'autre sans mon autorisation ou celle de Didier Massé. Merci.
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