bleumarie

mercredi 29 septembre 2010

Didier Massé, l'homme qui murmurait à l'oreille des fleurs ...

Scabieuse

Voici enfin le second (mais pas le dernier !) chapitre consacré au photographe Didier Massé. Tout d'abord, je remercie tous ceux qui ont mis de chaleureux commentaires suite au premier chapitre.
Didier mérite bien vos éloges.
Aujourd'hui, je vais vous parler de Didier Massé et des fleurs. Fleurs auxquelles il accorde une attention particulière car, pour lui, les femmes sont des fleurs.... et (peut-être ?) voit-il les fleurs comme des femmes.
En tout cas, il photographie les fleurs avec beaucoup d'attention et de talent. Comme il photographie les femmes d'ailleurs.
Bref, on peut dire que Didier Massé est l'homme qui murmure à l'oreille des fleurs.
Comprendre les fleurs pour mieux comprendre les femmes ? Là, c'est à lui de nous le dire.

Muscaris Et Perles De Rosée
Depuis très longtemps, dans la littérature, les femmes ont souvent été comparées à des fleurs. Et bien des poèmes évoquant des fleurs étaient souvent à double lecture, avec une connotation sexuelle quand on lisait entre les lignes.
Qui ne connaît le poème de Ronsard : "Mignonne allons voir si la rose, Qui ce matin avait déclose, etc ...
Au 16ème siècle déjà, la double lecture était bien là. Je vous laisse le soin de deviner l'objet réel de ce poème car là n'est pas mon propos aujourd'hui.

La danseuse I

Voyons comment, à l'instar de Didier Massé, les poètes et les écrivains ont parlé de la femme sous couvert de parler de fleurs.

Mais pour rappel, souvenons-nous de quelques héroïnes de romans célèbres qui portaient des noms ou surnoms évocateurs :
  • Dans "Les mystères de Paris" d'Eugène Sue, le personnage féminin principal se nomme "Fleur-de-Marie".
  • "Fleur-de-Lys" est un personnage du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.
  • "Amaryllis"  se retrouve comme prénom dans une pièce d'Alexis Piron (1689-1773)(Attendant le moment le plus doux de ma vie,
    tendre amour ! En ces lieux soupire une élégie.
    Charmante Amaryllis dont l' éclat sans pareil
    me paraît comparable à l'éclat du soleil !
    L'heureux Myrthil t'attend sur l'herbette et la mousse.)
ROSES

Et n'oublions pas tous les prénoms féminins qui sont aussi des noms de fleurs, et ceci dans toutes les civilisations, dans tous les pays.
  • Mon arrière grand-mère se prénommait Églantine (c'est une rose sauvage).
  • Rose est aussi bien sûr un prénom très largement donné aux filles.
  • Hortense
  • Marguerite
  • Marjolaine
  • Anémone
  • Et si je dis Pâquerette, certains des anciens blogueurs orange auront une pensée pour "notre" Pâquerette.

BOUTON DE PAQUERETTE

Il existe des centaines, voir davantage de prénoms féminins associés aux fleurs.

Certaines expressions "florales"de la langue française sont également dédiées aux femmes :
  • Fleur, se dit figurément, en parlant de certaines choses, pour désigner le temps où elles sont dans toute leur beauté, dans leur plus grand éclat, comme les arbres et les plantes lorsqu'ils sont en fleur. Être dans la fleur, à la fleur de ses jours... c'est dans la fleur de la jeunesse. Elle était alors dans la fleur de sa beauté, dans toute la fleur de sa beauté, la fleur de la beauté n'a qu'un temps.
  • La fleur de la virginité, La virginité même. On dit quelquefois, un peu librement : Mademoiselle a perdu sa fleur.
(Extrait du Dictionnaire de l'Académie française, Volume 1, Par l'Académie française, Institut de France, octobre 1835)

ROSES AU PETIT MATIN

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Oeillets

 Des fleurs et des femmes, photographies de Didier Massé et extraits littéraires


Le bouquet de tulipes I

Extrait de "La tulipe noire" d'Alexandre Dumas

[...] "Rosa sentit son cœur se serrer dans sa poitrine ; des larmes jaillirent jusqu'à ses yeux.
— Hélas ! dit-elle.
— Quoi ? demanda Cornélius.
— Je vois une chose.
— Que voyez-vous ?
— Je vois, dit la jeune fille éclatant en sanglots; je vois que vous aimez tant les tulipes, qu'il n'y a plus place dans votre cœur pour une autre affection.
Et elle s'enfuit.
Cornélius passa ce soir-là et après le départ de la jeune fille une des plus mauvaises nuits qu'il eût jamais passées.
Rosa était courroucée contre lui, et elle avait raison. Elle ne reviendrait plus voir le prisonnier peut-être, et il n'aurait plus de nouvelles, ni de Rosa ni de ses tulipes.
Maintenant, comment allons-nous expliquer ce bizarre caractère aux tulipiers parfaits tels qu'il en existe encore en ce monde.
Nous l'avouons à la honte de notre héros et de l'horticulture, de ses deux amours, celui que Cornélius se sentit le plus enclin à regretter, ce fut l'amour de Rosa, et lorsque vers trois heures du matin il s'endormit harassé de fatigue, harcelé de craintes, bourrelé de remords, la grande tulipe noire céda le premier rang, dans les rêves, aux yeux bleus si doux de la Frisonne blonde.

[...] Mais la pauvre Rosa, enfermée dans sa chambre, ne pouvait savoir à qui ou à quoi rêvait Cornélius.
Il en résultait que, d'après ce qu'il lui avait dit, Rosa était bien plus encline à croire qu'il rêvait à sa tulipe qu'à elle, et cependant Rosa se trompait. Mais comme personne n'était là pour dire à Rosa qu'elle se trompait, comme les paroles imprudentes de Cornélius étaient
tombées sur son âme comme des gouttes de poison, Rosa ne rêvait pas, elle pleurait.
En effet, comme Rosa était une créature d'esprit élevé, d'un sens droit et profond, Rosa se rendait justice, non point quant à ses qualités morales et physiques, mais quant à sa position sociale.
Cornélius était savant, Cornélius était riche, ou du moins l'avait été avant la confiscation de ses biens ; Cornélius était de cette bourgeoisie de commerce, plus fière de ses enseignes de boutique tracées, formées en blason, que ne l'a jamais été la noblesse de race de ses armoiries héréditaires. Cornélius pouvait donc trouver Rosa bonne pour une distraction, mais à coup sûr quand il s'agirait d'engager son cœur, ce serait plutôt à une tulipe, c'est-à-dire à la plus noble et à la plus fière des fleurs qu'il l'engagerait, qu'à Rosa, humble fille d'un geôlier.
[...] Lui, de son côté, se réveilla plus amoureux que jamais. La tulipe était bien encore lumineuse et vivante dans sa pensée, mais enfin il ne la voyait plus comme un trésor auquel il dût tout sacrifier, même Rosa, mais comme une fleur précieuse, une merveilleuse combinaison de la nature et de l'art que Dieu lui accordait pour le corsage de sa maîtresse."

TULIPE

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Extrait de la revue 5 Historique Politique et Littéraire; par une société de gens de lettres,
Du décadi 10 fructidor 3 tan quatrième
de la République Française.
( Samedi 27 août 1796, vieux style. )

La Philosophie de l'Univers est précédée d'un morceau intitulé Oromasis.
C'est un dialogue entre Oromasis et Arimane.
[...]
Oromasis arrange, ordonne la matière, crée les mondes, les plantes, les animaux, l'homme , enfin la femme , chef-d'œuvre de la création.
Voici de quelle manière l'auteur suppose qu'Oromasis termine l'œuvre de la création, par celle de la femme ; il s'adresse à
l'homme qu'il vient de former :
"Pour ta félicité , je mettrai tous mes soins à fabriquer mon dernier chef-d'œuvre. Dans les plantes j'ai fait de la fleur, destinée à produire le fruit , ce qu'il y a de plus agréable, de plus brillant, de travaillé avec le plus d'art : la femme sera la fleur du genre humain.

Delphine

À moi tous les éléments de la beauté, de la grâce, des vertus, de la sensibilité, de la bienfaisance et de la douceur.
Arrangez-vous, combinez-vous pour plaire et pour enchanter. Je pouvais créer l'homme à mon image ; je n'ai pour la femme de modèle que le beau idéal. Qu'elle soit la plus parfaite des créatures visibles; et, s'il se peut, la plus heureuse.
Que son cœur batte plus vite que celui de l'homme. Qu'elle vive plus en moins de temps, et cependant que sa carrière aussi soit plus longue; elle sera bonne et secourable jusqu'à son dernier moment. Qu'elle serve à trois générations; qu'elle fasse le bonheur de son amant, de ses enfants, de ses petits enfants encore ; et que dans tous les âges la tendresse qu'elle fera naître soit toujours mêlée de respect. Que des nerfs délicats portent à tous ses sens des affections rapides. Que son pied léger soit propre à la danse, et sa blanche main aux caresses ; qu'elle ne les prodigue , ni à la course , ni à de trop rudes travaux. Que sa taille élégante et ses membres arrondis appellent et peignent la volupté par tous leurs mouvements ; qu'un doux satin les couvre, et ne puisse, être touché sans embraser le téméraire. Que ses beaux yeux soient le miroir de son âme ; qu'on y lise une indulgente et affectueuse bonté ; que même en se baissant, ils trahissent ses sentiments secrets. Que son haleine répande le parfum de la pêche ; qu'on en voie le duvet sur ses joues ; qu'un vermillon expressif les colore , et que, dans une tendre pensée , une pudeur ingénue le porte quelquefois jusqu'à son front. Que son sein éblouissant représente les globes célestes ; qu'un bouton de rose en soit le pôle aimanté; qu'il offre au désir sa première jouissance, à l'enfance son premier aliment ; et qu'on ignore à jamais lequel, du père ou du fils, il aura rendu le plus heureux."

Coeur de pavot

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Les femmes et les fleurs.

Discours prononcé le 11 mars 1858 à la société royale
d'horticulture de Liège par M. Charles Morren, président honoraire de la Société.

"Rien ne saurait, en effet, mieux s'allier que la femme et les fleurs; aucune harmonie n'est plus suave et plus gracieuse; la femme qui s'est toujours vue représentée par une fleur, dans tous les temps, dans tous les pays, par tous les poètes, la femme qui n'est que dévouement et amour, comment n'aimerait-elle pas ces êtres délicats comme elle, comme elle doués d'une beauté ravissante et d'une grâce enchanteresse, ces êtres qui demandent, comme ses enfants, les soins de tous les moments et l'attention la plus soutenue. Mais aussi, si l'enfant récompense sa mère par le premier sourire que ses lèvres ont formé, la plante, par la fraîcheur de ses corolles et le parfum de ses bouquets, ne semble-t-elle pas sourire aussi à celle qui lui a prodigué ses soins ?
[...]

GERBERAS

Partout l'antiquité nous montre les fleurs associées aux femmes, les images des unes éveillant le souvenir des autres, des déesses présidant aux grands phénomènes de la vie végétale. Faut-il s'étonner après cela de voir des espèces de plantes consacrées plus spécialement aux cultes de ces divinités ? Le saule pleureur était l'arbre de Junon, le saule blanc celui de Cérès, la thesmophore ou la législatrice, le frêne à fleurs qui produit la manne, celui de Némésis, la déesse vengeresse, le pin pignon celui de Cybèle; le myrte était l'arbre de Vénus, l'olivier celui de Minerve, et l'if aux sombres rameaux était consacré aux Furies.
Des plantes cultivées pour l'usage des hommes et leur servant de nourriture étaient encore dédiées à quelques-unes de ces déesses; ainsi Vénus avait sa poire dans notre poire commune, sa pomme dans notre poire de coing, comme pour indiquer que le culte de la divinité porte parfois des fruits aussi acerbes que ceux de cet arbre. L'orange était la pomme d'or des filles D'hesper, et la grenade la pomme de Junon; l'amande était le fruit de Cybèle, et nos fèves le légume des mauvais génies. Les fleurs avaient aussi leurs allégories. Le safran était la fleur de l'aurore, notre iris odorant celle de la messagère de Junon. Le lys blanc que le christianisme a dédié aux vierges martyres, était la fleur de la reine des Dieux; notre thym serpolet, l'humble verdure de nos montagnes, était consacré aux Muses. Proserpine avait la violette. Des larmes que Vénus versa pour Adonis sortirent les anémones, mais la déesse de la beauté avait encore pour fleur sacrée la jolie Agrostemme coronaire (Agrostemma coronaria) et, s'il faut s'en référer à Pline, la plante à laquelle on donnait le nom de lèvres de Vénus, arrêtait les insectes par les fleurs armées d'épines. [...]"

Portrait de chardon 1

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Histoire de la littérature anglaise, Volume 1 par Hippolyte Taine

"Ces prairies, rouges et blanches de fleurs toujours humectées et toujours jeunes, laissent s'envoler leur voile de brume dorée et apparaissent tout d'un coup timidement, comme de belles vierges. Là est la fleur du coucou, qui pousse avant la venue de l'hirondelle, la jacinthe des prés azurée comme des veines de femme, la fleur du souci qui se couche avec le soleil et se lève avec lui, pleurante.
[...]

Fleurs champêtres 3

Cérès, la libérale reine, parmi ses riches cultures, blés, avoines, orges, pois en fleur, parmi ses montagnes herbeuses où paissent les brebis broutantes, parmi ses ruisseaux et ses rives où regorgent les lis et les pivoines qu'Avril, l'humide Avril, pare pour en faire des couronnes aux chastes nymphes.
— Iris dont les ailes de safran versent sur les fleurs des gouttes parfumées et des ondées rafraîchissantes, Iris, la riche écharpe de la terre, qui de chaque bout de son arc bleu couronne les champs boisés et les pentes dégarnies.
— Flore, brillante et parée, assise superbement au milieu de la pompe de toutes ses fleurs, et qui déploie le vert éblouissant de son manteau de fête.
Toutes les splendeurs et les douceurs du pays moite et mouillé, toutes les particularités, toute l'opulence de ses teintes fondues, de son ciel changeant, de sa végétation luxuriante, viennent ainsi se rassembler autour des dieux qui leur donnent un corps, et un beau corps.
Dans la vie de chaque homme il y a des moments où, en présence des choses, il éprouve un choc. Cet amas d'idées, de souvenirs tronqués, d'images ébauchées qui gisent obscurément dans tous les coins de son esprit, s'ébranle, s'organise, et tout d'un coup se développe comme une fleur. Il en est ravi, il ne peut s'empêcher de regarder et d'admirer la charmante créature qui vient d'éclore; il veut la voir encore, en voir de pareilles, et ne songe point à autre chose.
[...]
Ses lèvres sont des roses toutes trempées dans la rosée, — ou pareilles à la pourpre de la fleur du narcisse. — Ses yeux, ses beaux yeux, ressemblent aux pures clartés — qui animent le soleil ou égayent le jour. — Ses joues sont comme des lis épanouis plongés dans le vin, — ou comme des grains de belles grenades trempés dans le lait,—ou comme des fils de neige dans des réseaux de soie cramoisie, — ou comme des nuages splendides au coucher du soleil."

Crocus

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Extrait des Œuvres illustrées de George Sand

[...]"Vous voulez paraître jeunes, et vous vous faites immodestes ? Calcul bizarre, énigme insoluble ! La femme, pensent certaines effrontées, doit être comme la fleur qui montre son sein à mesure qu'elle s'épanouit. Mais elles ne savent donc pas que la femme ne passe pas, comme la rose, de la beauté à la mort ! Elle a le bonheur de conserver en elle, après la perte de son éclat, un parfum plus durable que celui des roses." [...]

Rose en fin de vie sous la pluie

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"L'invitation au voyage"de Baudelaire

"Qu’ils cherchent, qu’ils cherchent encore, qu’ils reculent sans cesse les limites de leur bonheur, ces alchimistes de l’horticulture ! Qu’ils proposent des prix de soixante et de cent mille florins pour qui résoudra leurs ambitieux problèmes ! Moi, j’ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu !

Fleur incomparable, tulipe retrouvée, allégorique dahlia, c’est là, n’est-ce pas, dans ce beau pays si calme et si rêveur, qu’il faudrait aller vivre et fleurir? Ne serais-tu pas encadrée dans ton analogie, et ne pourrais-tu pas te mirer, pour parler comme les mystiques, dans ta propre correspondance ?"

ANTHARIUM

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Et enfin, ce petit poème coquin, pour qui sait (une fois encore) lire entre les lignes... Comprenne qui pourra !

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Polissonnerie de Voltaire

"Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.

- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.

- Quoi ! Vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.

- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être."

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Arum


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Texture d'Iris





Photographies de Didier Massé protégées par copyright. Ne pas télécharger sans l'autorisation écrite de son auteur.

Merci de respecter la propriété intellectuelle.

Marie B.

mercredi 8 septembre 2010

Didier Massé, le photographe poète



Didier Massé, dont j'ai commencé à vous parler, est un photographe qui photographie avec le cœur. Rien ne saurait mieux le désigner. Il est d'une grande sensibilité, tant artistique qu'humaine.
Il faudra bien plus d'un article pour faire le tour de son travail. La palette de ses sujets est très étendue. Et comme il fallait bien commencer par quelque chose, j'ai eu envie de me faire plaisir. J'ai choisi, comme première approche, de vous montrer des façades fleuries et surtout, des fenêtres fleuries. Bien sûr, vous qui me connaissez, vous ne serez guère surpris de mon choix.
Mais avant toute chose, laissons la parole à Didier. Voici comment il se présente sur
son blog "Clichés a-Massé-s" :
J'habite le Vexin Français dans le Val d'Oise à Ennery, situé dans le Parc Naturel du Vexin.
Ma passion pour la nature m'a poussé à la pratique de la photographie pour pouvoir mémoriser la campagne, la montagne ou le bord de mer. Ainsi, j'aime photographier les arbres, les fleurs, les animaux, l'insecte qui butine une marguerite, l'escargot rampant sur une pierre, une rose saisie par la première gelée... L'empreinte de l'homme aussi, quand il ne défigure pas cette nature si fragile : un promeneur dans un sous-bois enneigé, une fenêtre ouverte où le soleil éclairé des cactus posés sur le rebord, une route verglacée...

Les deux frères
 J'ai déniché deux petits textes qui pourront tout à fait être illustrés par les photos de Didier Massé. Ou plutôt, j'ai illustré les photos que j'ai choisies par des petits textes.
Mon point de départ, ce sont les photos de Didier et j'ai cherché des textes qui pourraient les accompagner.

Façade aux chrysanthèmes

Façade aux plantes vertes

Façade fleurie
Jacqueline... Deborrah. Une étrange histoire par I.d'Hocquincourt

"Les maisons mêmes semblent se tortiller et vous inviter, avec leurs fenêtres fleuries, aux regards complices, tentateurs. Elles ont des expressions, des allures d'auberges campagnardes de bon aloi, ou de presbytères épicuriens [...] On s'attend à en voir sortir une dame ronde, bien apipodée, à la bouche bourrée de bonnes et douces phrases, faisant miroiter ses trésors culinaires.
Parfois aussi, on imagine un bon curé jovial, à l'air paillard, en surgir, vous invitant à vous laisser prendre en main pour évacuer les désordres de votre âme [...] Elles chantent, ces fenêtres, des chansons permanentes qui conviennent tout à fait à cette campagne [...]    Cette campagne qui chante elle aussi, dans ses champs, ses herbes, ses vignes, ses petits troupeaux de vaches ou de moutons, dans ses odeurs douces ou violentes, ses bruits, sa terre voluptueuse en attente d'être fécondée, ou jouissant de ses fruits qu'elle expulse et expose largement..."

Printemps dans le Vexin

Perles de pluie sur une fleur d'oeillet 

La semaine des enfants : magasin d'images et de lectures amusantes (1862)

"Chacune de ces familles avait établi devant sa fenêtre une caisse remplie de terre dans laquelle croissaient un rosier et quelques autres plantes. Un jour l'idée leur vint de placer les caisses sur la gouttière de manière à former entre les deux logements comme un vrai parterre de fleurs.
C'était charmant à voir. Les fleurs débordaient des caisses et les rosiers, après avoir encadré les fenêtres de leurs tiges fleuries, s élevaient entre elles comme un frais et gracieux berceau. C'est à l'ombre de cette verdure et de ces fleurs que les deux enfants venaient souvent s'asseoir sur de petites chaises et se livrer à leurs jeux.








Différentes façades fleuries

Mur aux campanules

samedi 28 août 2010

Femme à la fenêtre, fil rouge de ce blog


Photo Marie B.

Une histoire de femme, tout simplement....

C'est l'histoire de cette femme. Elle approche doucement de la cinquantaine mais refuse encore d'y croire. Cette femme a passé 27 ans de sa vie a être une maman. Depuis un magnifique jour d'août 1983 où elle a su qu'une petite vie était en train de s'épanouir dans son ventre.
Photographie de Didier Massé

Cette petite vie est sa fille qui a maintenant 26 ans, qui est déjà partie loin pour vivre sa vie d'adulte... mais pas trop loin quand même, à moins de 2 heures de route. Mais dès la mi-septembre, c'est à l'autre bout de l'Hexagone, à Strasbourg, que va vivre sa fille...
Elle a aussi un fils, qui vient tout juste de fêter ses 20 ans. Jusqu'à présent, il était toujours avec elle. Il allait à la fac de Perpignan, faire des études de droit.
Mais le 4 septembre, il part. Dans une plus grande ville, avec une faculté de droit bien mieux cotée... mais elle pense que c'est trop loin. Elle ne dit rien, mais elle pense que oui, Bordeaux est beaucoup trop loin...
C'est l'histoire ordinaire d'une femme ordinaire, qui a élevé seule ses deux enfants, avec un travail d'enseignante qui lui permettait d'avoir toujours ses vacances avec eux.
C'était hier, ils étaient trois, ils étaient heureux, elle les couvait toujours un peu trop, mais elle trouvait cela naturel.




C'est l'histoire ordinaire d'une maman qui sait bien, parce qu'on lui a répété si souvent - et avant même qu'elle soit maman - qu'on ne fait pas des enfants pour soi. Qu'il est normal que les enfants deviennent adultes et s'envolent du nid.
Sa tête sait cela. Mais son cœur n'a pas d'oreilles et il n'a jamais entendu ces phrases là. Alors, il souffre son cœur.
Que sait-elle faire d'autre qu'être maman ?
Son métier d'institutrice ? Sans doute, mais elle ne travaille plus. Elle est malade depuis plus de huit ans maintenant.
 Inapte au travail... Inapte à l'amitié : les seules amies qu'elle a sont ses meilleures amies de lycée pour l'une et d'Université pour l'autre. Et elles aussi sont loin, Normandie et région parisienne.
Elle a bien un homme dans sa vie, mais elle ne veut pas vivre avec lui. Lui imposer sa maladie au jour le jour ? Non ! Et puis elle est persuadée que les hommes et les femmes ne devraient pas vivre ensemble et que c'est le pire "tue-l'amour" qui soit.
Durant huit ans, elle en a fait des séjours dans les hôpitaux, les centres de rééducation... Sur huit ans, elle a vaguement calculé qu'elle y a passé deux ans.
Et bientôt elle y retourne, à l'hôpital. Le 13 septembre. Quelle ironie, elle sera hospitalisée à Montpellier, là où sa fille habitait avant de partir en Alsace !
C'est une chronique bien ordinaire que je vous raconte là. Et il y a tellement pire comme situation !
Elle en est consciente bien sûr, elle ne veut pas inspirer la pitié. Elle raconte sa vie, sa peur de l'avenir, son questionnement ...
Pourquoi raconter cette histoire si banale ? Peut-être parce que dans sa vie, il y a tout de même quelque chose de positif. Ce sont ses amis virtuels, ceux là même qui viendront lire son texte. Il y en a avec lesquels elle a longtemps parlé au téléphone, pas pour se plaindre ; pour parler de tout et de rien, pour rire un peu, sourire beaucoup et trouver un peu de légèreté à sa vie.
... Sa vie si banale, la vie de Madame "Tout-le-Monde"...

 Texte et photos (sauf "grossesse") de Marie B.

Photographies d'enfance par Didier Massé
(dont je vous parlerais très prochainement)

Tendresse
Charly
Voiliers
Petite fille perdue au carnaval
Toutes ces photographies sont sous copyright, 
merci de ne pas les utiliser 
sans l'accord de leur auteur, ainsi que pour le texte.

mardi 3 août 2010

Il était une fois...


Je suis revenue mais cependant, je ne parviens pas à me réinsérer dans ma vie d'avant. Durant ces huit mois de rééducation, il s'est passé beaucoup de choses mais le temps était aussi comme suspendu.
On aurait dit que j'étais dans une bulle intemporelle. Je progressais tellement lentement vers le retour de la station debout, puis de la marche, que je n'imaginais pas qu'ailleurs la vie quotidienne s'écoulait pour tous.
Ce n'était pas un excès d'égoïsme, mais je devais me concentrer, rassembler toutes mes forces pour faire ces minuscules progrès qui m'ont amenée à pouvoir sortir du centre de rééducation.
Ainsi je suis sortie. Chancelante, faible, et totalement déboussolée d'avoir passé tout ce temps en vase clos.
C'est difficile de se réhabituer à vivre dans son environnement quand tant de temps et tant de choses se sont passés.
Je lisais tous vos commentaires, j'y trouvais du réconfort, mais je ne parvenais pas à aller vers vous.
Et ce qui est vrai dans le virtuel l'était aussi dans la réalité.
J'étais à nouveau dans une bulle où mon quotidien n'était rythmé que par les trois rendez-vous hebdomadaires chez mon kiné, et mes rendez-vous chez les médecins de temps à autre.
Et enfin le temps des vacances est arrivé. Je suis partie deux semaines en location en bord de mer, toute seule et c'était vraiment un sacré challenge ! Je n'étais pas sûre d'y parvenir. Mais beaucoup d'efforts, de souffrance aussi, m'ont permis d'aller de l'avant, à mon rythme. J'avais mon appareil photo avec moi et c'est l'envie de ramener de belles photos qui m'a conduite de plus en plus loin, marchant avec une béquille mais marchant quand même !



 Après beaucoup de douleurs jusqu'au milieu de la première semaine, j'ai commencé à aller mieux. J'ai pu diminuer la morphine. Je me levais avant le soleil pour pouvoir le photographier quand il apparaissait à l'horizon.
Ensuite, j'étais la première sur la plage, aux environs de 8 heures du matin. Je me baignais dans une mer d'huile et j'ai enfin retrouvé de la sérénité.
Bref, j'ai fait un long voyage et j'étais incapable jusqu'à maintenant de m'ouvrir à vous de ces soucis intimes. C'était mon secret mais j'ai décidé de le partager avec vous, pour que vous me compreniez...


 Je vous offre quelques-unes de mes photos de mes quinze jours au bord de la mer. Quand je pense à l'émotion que je ressentais le matin, en me levant avant l'aurore, je parviens à rester sereine.
Et ça, j'en ai besoin plus que tout.
Merci à tous pour vos commentaires. Au moins, je sais que j'ai continué d'exister ici, pendant que mon corps endurait la souffrance ailleurs, bien loin d'ici (géographiquement et psychiquement).
Prenez soin de vous. La santé est vraiment un trésor, de la santé découlent toutes les belles choses de la vie.




Bleumarie
Toutes les photographies de cet article 
sont de Marie B. et sous copyright.
Merci de ne pas les "emprunter" sans mon autorisation.

jeudi 24 juin 2010

Miminepo, profession "photopeintre".

Face cachée

A l'instar de tous les artistes, Miminepo, à travers son univers photographique, montre tantôt son côté lumineux, souriant (farceur aussi, comme on a pu le voir précédemment) tantôt son côté plus sombre. 
Tout le monde possède un côté sombre mais la plupart d'entre nous, ceux qui n'ont pas l'âme d'un artiste, devons vivre avec.
Je pense que l'artiste, quelque soit l'art qu'il pratique, a cette chance incroyable de magnifier leur "côté obscur".
Et nous, pauvres humains sans don, nous sommes assoiffés des œuvres que nous admirons partout là où elles se trouvent... et, en silence, nous sommes un peu jaloux sans doute, de ceux qui parviennent à exprimer lumière et ombre, jour et nuit, sentiments inavouables et douceur de l'Amour.
Mimi, je te prends la main, je regarde tes créations, et j'imagine.
Un duo qui, somme toute, ne fonctionne pas si mal ! Et vous, joignez-vous à nous et mettez vos pas dans les empreintes de Miminepo...


Miminepo back


Alors, nous sommes dans la peau de Miminepo. Que fait-elle ? Que veut-elle nous montrer qui est si important qu'elle nous tourne le dos ?
Je ne sais pas si j'ai raison ou bien si j'ai tort, mais d'après moi, Mimi veut diriger notre regard sur l'œuvre d'un autre artiste.
Dès que j'ai vu cette création de Mimi, je me suis dit : "Elle regarde ça !"

Bleu II de Joan Miro  (1961)
Et n'est-ce pas là toute la générosité d'une artiste que de nous offrir ses yeux pour découvrir l'œuvre d'un autre artiste ? En tout cas pour moi, c'est une des qualités premières de Miminepo : la générosité. Si vous la connaissiez, vous l'aimeriez forcément.

Infanta

Miminepo aime les artistes. Elle aime la peinture mais son don à elle, c'est surtout la photo. Et par ce moyen, qu'elle utilise avec beaucoup de dextérité, elle essaie de se rapprocher de la peinture.
Comment ne pas comparer cette "Infanta",toute en dégradés de bruns et imprégnée de douceur, avec certaines oeuvres d'un certain Georges de La Tour, maître en la matière ?

Nativité de Georges de la Tour

Regardez le geste protecteur de la main, ces tons de brun, et la lumière diffuse qui adoucit les visages. Je ne pense que pas que Miminepo soit consciente de ces "rapprochements" entre son travail et des tableaux peints par de grands artistes. Quand j'ai vu son "Infanta" la première fois, j'ai aussitôt écrit un commentaire qui disait justement à quel point j'étais frappée de la ressemblance entre son travail et le peintre Georges De la Tour. Elle m'a répondu en m'expliquant qu'elle était contente de mon commentaire car elle tendait justement à se rapprocher de la peinture. Elle était agréablement surprise de ce rapprochement que je soulignais. Et là, je me suis rendue compte qu'elle ne l'avait pas fait volontairement ! Et cela montre l'étendue de son talent. Mimi s'est faite artiste photographe en expérimentant, sans un matériel sophistiqué puisque - comme je vous l'avais dit au chapitre précédent - elle a commencé à photographier avec un téléphone portable ! C'est une autodidacte. Et personnellement, je suis admirative devant son talent.
J'avais prévu de ne faire que deux articles pour vous parler de Miminepo. Mais il m'en faudra plus pour vous faire découvrir l'étendue de son talent.
Une dernière création de Miminepo avant de clore ce deuxième article, et pour vous donner, bien sûr, l'envie de revenir.
Fisherman

C'est sa création qui a le plus de succès sur le site où elle exposait (elle n'y expose plus, mais c'est une longue histoire qui ne regarde qu'elle).
Et c'est vrai que c'est vraiment époustouflant ! La création d'un Monde dont elle seule à les clés.
Je me demande pourquoi il n'y a pas davantage d'artistes fous, car créer un Monde, c'est se prendre pour Dieu, non ?

P.S : Non Mimi, je n'ai pas dit que tu étais folle !

 Texte de Marie B.

Merci de ne pas reproduire les créations de Miminepo sans son autorisation; ni mon texte en entier ou partiellement sans mon autorisation. 

jeudi 27 mai 2010

L'Univers de Miminepo

L'univers de Miminepo est un univers dont on ne se lasse pas. Je vais vous en parler comme d'une Artiste, une vraie avec un grand A, mais aussi comme une personne très attachante, généreuse et entière.
Je ne vous cache pas que j'aime beaucoup Miminepo (on peut dire Mimi, c'est plus court), elle n'hésite pas à donner des conseils, répondre à toute personne qui lui écrit et même remonter le moral quand on est bien bas.
Même si de très nombreux artistes et amateurs photographes sont persuadés du talent de Mimi, elle ne vit pas de sa passion, hélas ! Elle travaille dur et je crois pouvoir dire que la photo, telle quelle ou modifiée par photoshop, lui permet de s'évader, de voyager, de rêver.
Maintenant laissons place aux images qu'elle a fort gentiment accepté de me "prêter". Merci de ne pas les utiliser sans lui demander.


Voilà Miminepo. Elle fait volontiers des autoportraits (ici "Eyes 2 mOOns" ) où elle pratique sans hésiter une auto-dérision. Je pense que les anciens blogueurs d'Orange se souviendront de cette photographie. En effet, il y a longtemps que j'admirais son travail. Le fait de m'inscrire sur le site Art limited a été le déclic pour que nous fassions réellement connaissance.
Comme je vous le disais, elle adore se "déformer", pratiquer sur elle même des expériences photographiques, son imagination semble sans limites ! De même pour le titre de ses créations, souvent drôles et toujours choisi avec soin.
Voici Miminepo en pleine "Introspection" !

Elle fait souvent avec les moyens du bord, n'a pas un matériel sophistiqué, au tout début elle photographiait même avec son téléphone portable !

 La voici même en "Gorgone-Méduse" !

Elle n'a jamais peur du ridicule, elle fait passer la photo avant tout. Mais la Belle sait aussi se photographier sans artifice de photoshop. La voici dans un pyjama à rayures acheté aux puces !
"En pyjama dans la rue"

J'ai bien sûr aimé cette image qui n'est pas tout à fait "la femme à la fenêtre" mais qui s'en rapproche malgré tout (il y a une fenêtre et une femme à côté). J'ai plutôt vu son pyjama comme une "tenue de prisonnière" et les barreaux de la fenêtre comme ceux d'une prison. Ce qui l'a d'ailleurs amusée. 
Mais elle a vraiment le don d'enflammer l'imagination, et la mienne ne demande qu'à flamber !
La voici encore sur cet autoportrait intitulé "Moi même". Il ne faut pas lire le titre comme la preuve d'une personne à l'ego sur-dimensionné,  mais comme une énième auto-dérision.
 Toujours naturelle et très loin de la sophistication que de nombreux artistes photographes ou autres affichent parfois.


Voici encore Miminepo avec "Le nouveau chapeau". Elle m'a donné le secret de la confection de cette image, et c'est bluffant. Je ne peux pas vous expliquer comment Mimi est parvenue à ce résultat, mais elle a fait preuve d'une imagination - encore une fois - sans aucune limite. Pas dans le sujet choisi mais dans la "fabrication" ! C'est une bricoleuse. Elle cherche, et je crois pouvoir dire que ça l'amuse beaucoup que l'on échafaude des théories sur le procédé utilisé. C'est fait de bric et de broc et surtout d'un grand talent...
Mon prochain article vous parlera justement des créations de Mimipo. Pour vous donner l'envie de revenir, voici un aperçu de son univers :

La chute des corps

Si vous brûlez d'impatience, vous pouvez toujours aller voir ses créations ici.
Je vais commencer à passer chez tous ceux qui ne m'ont pas oubliée durant ma très longue hospitalisation. Ce sera long, mais c'est promis. Et encore merci à ceux qui m'ont écrit, se sont réjouis de mon retour. Pardon d'avoir tardé à écrire ce premier article mais je m'en voudrais de ne pas faire honneur au talent de celle que je considère comme une amie et une inspiratrice.
A très vite, prenez soin de vous.

Marie toujours bleue...

mardi 18 mai 2010

Encore un peu de patience ...

Coucou !

Je mets du temps à revenir vers vous et je vous demande de m'en excuser. J'ai beaucoup d'émotion à lire vos coms où vous exprimez votre plaisir dû à mon retour. Je ne vous oublie pas, mais j'ai prévu un bel article qui demande un peu de temps à être bouclé. En attendant, je vous offre ces quelques roses qui m'ont été offertes. J'ai aimé les photographier.
En parlant de photos, je suis également sur un blog spécialisé photos. Pour patienter, voici le lien : cliquez ici ...
A très bientôt, prenez soin de vous.

                                                                                               Photographie de Marie B.

mardi 4 mai 2010

Retour au printemps

Je suis de nouveau parmi vous et je suis très heureuse. Voici pour chacun d'entre vous et pour le régal des yeux, un petit diaporama qui "fleure" bon le printemps...